miossec_bretons
Trente ans et tu regardes le papier peint vieillir,
Trente ans et tu veux toujours t'éblouir,
Dans des nuits si longues que les jours devaient rétrécir,
Trente ans et oui, tu ne les as pas vus venir,
Trente ans, c'est peut-être le moment de s'enfuir,
T'étais partant, disais tu, dans un sourire,
Pour tes trente ans de brûler tes souvenirs,
Trente ans, ne laisse plus le canapé t'engloutir,
Trente ans, n'attends plus que l'on vienne t'attendrir,
Redeviens touchant comme quand tu voulais tout détruire,
C'est tant et tant, ce temps qui passe sans prévenir,
Tant de mésententes et de causes perdues,
Tant de mésaventures dans de petites préfectures,
Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites,
De toute façon, on a toujours l'air aussi bête.

Christophe MIOSSEC