Blog_0908P

Bonjour à tous ! Chose promise, chose due, voici le récit tant attendu. Tout le monde s’installe confortablement car voici l’histoire de Renée la célib’ dans l’avion en partance pour le Brésil.

« Départ pour Rio de Janeiro dans moins de 30 minutes. Je m’installe confortablement dans mon fauteuil, j’ai une place royale, de l’espace pour les jambes, juste à côté de la fenêtre. J’ai déjà décodé le menu, super ça a l’air top, et je ferme les yeux en m’imaginant déjà au soleil sur une plage brésilienne entourée du mâle local, bronzé, sportif et souriant. Je m’abandonne l’espace d’un instant avec cette image d’une douceur incroyable... Et puis je me reprends car pas la peine de brûler les étapes. Profitons plutôt du temps présent. Là, à côté de moi, le siège est vide prêt à accueillir les fesses du voisin idéal. 

Et là, il arrive, je le vois. Il s’approche d’une démarche assurée et modeste à la fois (oui c’est possible d’abord), il est seul, oui, on dirait bien, il s’approche vers moi, vers ce siège vide à côté du mien qui lui tend les bras et qui va pouvoir l’héberger pendant les 11 heures de vol ; je me redresse dans mon fauteuil et commence à esquisser un sourire ; il s’arrête et se penche sur son billet… Et me dépasse sans me jeter un coup d’œil. Merdouille. Il se perd dans le fond de l’appareil…

À défaut de l’homme tout en élégance qu’il m’avait semblé entrevoir, Umberto de son prénom est venu le remplacer. Italien comme vous aviez dû le deviner, avec beaucoup de tchatche car il a essayé de me parler pendant tout le trajet alors que je ne maîtrise que pizza, gelatti et expresso dans sa langue et que lui visiblement ma langue de Molière il n’en a rien à carrer si ce n’est d’éventuellement pouvoir la mélanger à la sienne. En effet, malgré l’écart de nos deux langues, j’ai compris très vite :

1. Que Umberto m’aimait bien
2. Qu’il me donnait tous les moyens de le contacter en me donnant son portable, son numéro en Italie et le nom de son hôtel à Rio de Janeiro
3. Qu’il m’a demandé avant l’atterrissage le mien de numéro… et que je ne lui ai pas donné mais pourquoi donc bon sang de bonsoir… J’l’avais pas mon hidalgo en chair et en os pour une idylle aérienne ? Pourquoi donc faire la fine bouche ? Et bien, pour tout vous dire, c’est que je suis pas trop portée sur les seniors et voyez-vous il devait bien avoir dans les 70 ans. A croire qu’il existe un dieu qui là-haut a voulu me jouer un drôle de tour…

PS : pour celles qui seraient intéressées, je tiens à votre disposition les coordonnées d’un sicilien prêt à héberger toutes femmes (jeunes de préférence) pour un séjour italien non dénué de charme…"

Morale de l’histoire : « dans le désespoir ne t'abandonne pas, dans ton blog de ces échecs tu souriras… »

Renée