De quoi j'm'emmêle ???

"De quoi j'm'emmèle ?" est un blog pour lancer des grands cris...et se prendre les pieds dans le tapis !

15 août 2009

Déambulation à travers l'Europe ou comment voyager sans sortir de chez soi

Blog_ACuneo_0809Une fois n'est pas coutume, je vais aujourd'hui tenter de vous parler de livres. Mais qu'est-ce qu'il se passe? Votre Renée serait-elle tombée sur la tête? Après vous avoir fait vaguement croire que je lisais pour le Prix des lectrices de Elle sans vous avoir jamais donné de preuves tangibles ici, tiendrais-je enfin promesse? Est-ce le manque que procure tout d'un coup mon absence de devoirs à renvoyer à ma copine Jacqueline? Ce petit tiraillement qui m'obligeait à me poster devant mon ordinateur pour rendre mes critiques mensuelles qui me manque? Je ne sais. En tous les cas, j'ai fait une jolie découverte littéraire cette semaine dont je voulais vous faire part ici parce que c'est bien gentil les barbouillages de jaune ou les tags de rose à venir, mais faut pas déconner, dans la vie parfois, il faut savoir être sérieux.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais d'abord vous avouer l'un des plaisirs les plus vifs de ma vie de lectrice. A mes yeux, les moments les plus palpitants sont souvent ceux de l'avant, c'est-à-dire quand on échange avec passion autour des livres avec ses proches et qu'à un moment votre interlocuteur vous lance passionné:" Tu l'a lu celui-là? Non? Mais c'est génial? Si tu aimes untel ou unetelle tu vas adorer! Attends, je te le passe tout de suite". Et là, c'est maousse bonheur, car vous avez un conseil qui sonne bien, qui a l'air avisé, qui vous promet des heures futures de bonheur littéraire et qu'on vous tend sur un plateau prêt à être dévoré. Et moi, ces moments, j'adore. C'est donc sur un conseil éclairé que j'en suis venue à lire Le trajet d'une rivière d'Anne Cunéo.

Lors de mes vacances parisiennes et sans bouger de mon confortable fauteuil, j'ai donc pu sillonner l'Europe à travers la vie de Francis Trégian, euh non, François Tréville, attendez non en fait il s'appelle Pietro Ricordi... mais aussi Chrétien Roqueville car le personnage dont il est question passe sa vie à changer d'identité pour pouvoir vivre comme il l'entend à travers cette époque tourmentée. Et cette vie est plus que passionnante puisqu'en baignant dans l'univers de la musique de la Renaissance, il croise un nombre impressionnant de personnages connus, de Shakespeare à William Byrd, d'Elisabeth d'Angleterre à Henri IV. Anne Cunéo sait donner vie avec beaucoup de passion à cette époque débordante de vitalité et de revirements politiques par le prisme de son personnage que l'on suit de sa naissance à sa mort. A chaque fois que je refermais le livre pour vaquer à mes occupations, j'avais envie de découvrir mille choses : me replonger dans Shakespeare, Montaigne, faire de la musique, me remettre aux langues. Je me suis trouvée emportée dans l'histoire de cette Europe où se croisent à merveille la petite et la grande Histoire.

Si vous avez envie de vous échapper en plein cœur de la Renaissance, en Angleterre, en France, en Hollande, en Italie, en Espagne, en Suisse l'espace d'une lecture, foncez sur ce livre, vous ne le regretterez pas.

Renée

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24 juin 2009

Une fin de cérémonie inattendue

Blog_Ladur_e_0609

                                                Ladurée, le repère pré-remise des prix de Elle

Je sais, je sais... Je vous ai lamentablement laissés tomber en vous abandonnant sur votre faim. Vous promettant soit disant, des révélations fracassantes... Mouais, je me doute que maintenant vous ricanez et vous avez raison. Pourquoi donc vous faire lambiner si longtemps si c'était si important que ça?

OK, mea culpa. Je suis partie comme une voleuse pour aller papillonner en d'autres lieux. Je suis sortie à droite et à gauche, j'ai flirté avec Roland-Garros, je me suis remise au sport intensif, j'ai renoué avec le théâtre et le cinéma et mes weeks-end m'ont permis de m'échapper de la capitale. Donc, au bout du compte, comme je ne suis pas encore branchée cérébralement sur la toile pas facile de tout mener de front. Aujourd'hui, je répare enfin mon outrecuidante échappée pour vous conter enfin l'issue de cette cérémonie des prix.

Avant d'en arriver au dénouement, je tenais à vous dire que cette journée avait été incroyablement agréable car elle venait apporter des visages réels aux correspondantes virtuelles de mon imaginaire après plusieurs mois d'échanges par blogs interposés. On s'est retrouvées avant, on a refait le prix, on a commenté nos coups de coeur et nos pires lectures en échangeant à tout va. Une prise de contact en chair et en os autour de macarons pas piqués des hannetons.

La cérémonie n'en a été que plus agréable car on formait le petit groupe des bloggueuses et que l'on a pu picorer et picoler en bonne compagnie au milieu de la haute société littéraire (oui il y avait Beigbedder, oui le club des Elle girls était au grand complet, oui nos trois auteurs primés étaient tous extrêmement sympathiques). Après avoir un peu titillé Jacqueline la grande (on n'a pas pu s'empêcher), on a fini par se séparer en fin de soirée. Moi dans ces cas-là, je m'attarde, je picore jusqu'aux dernières tartelettes et je fais durer le plaisir jusqu'au bout. Du coup, je suis restée parmi les dernières personnes.

Blog_laur_ats_0609Après avoir manqué plusieurs fois d'aller me ridiculiser en entamant la conversation avec Eric (pour les détails c'est par là), je suis finalement allée papoter avec mon libraire sur lequel j'étais tombée nez à nez en milieu de soirée. Et là, tenez-vous bien mesdames et messieurs les lecteurs, j'ai appris que Caryl Ferey le lauréat du polar, était hébergé juste au-dessus de sa librairie pour écrire, et que le livre que j'avais tant aimé avait été rédigé à moins de 100 mètres de chez moi! Ni une, ni deux, il est allé chercher l'auteur en question et j'ai pu échanger à nouveau de façon privilégiée avec eux deux. On a parlé quartier, bars du coin, livres et je me suis vue invitée par eux, la prochaine fois qu'ils prendraient un verre en terrasse du café qui jouxte la librairie.

Inutile de vous dire que je suis rentrée chez moi (le ventre plein) et fière comme un paon!

Renée, l'amie des stars

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03 juin 2009

La cérémonie du Prix de Elle, info ou intox ?

Elle_s_band

Le voici le voilà, le compte-rendu tant attendu. Après le teasing faut bien s’y coller. Mais qu’est-ce qui s’est donc passé à cette cérémonie avec ces quelques stars qui se battaient en duel et les membres éminentes de la Elle's team ? Et bien justement, comme certaines le savent déjà et l’ont même annoncé sur leur blog, y’avait pas moins qu’Eric Reinhardt. Pour tout vous dire, j’avais été démangée à plusieurs reprises de lire son dernier opus « Cendrillon », comme il avait été encensé par la critique mais je n’avais pas sauté le pas. Il faut dire que les Inrocks en disait à l’époque le plus grand bien et je vous avoue que dans le domaine de la critique littéraire je suis plus que sceptique quant à leurs choix. Ils ont parfois le don de porter aux nues des livres à la bobo-attitude un peu chiants.

Et là, devant cette bombe atomique d’Eric Reinhardt, je me remémorais avec désappointement les raisons qui m’avaient fait sauter la case « Cendrillon ». Alors qu’il était en train de me sourire, et de s’avancer vers moi pour m’embrasser sauvagement, une harpie de buffet (y’en avait aussi ici, nul n’est à l’abri de la sauvagitude même pas dans un buffet de Elle) me tira du doux rêve que j’étais en train de faire. Fallait que je me rende à l’évidence, le Eric il en avait rien à secouer de moi Renée, cette membre du jury 2009 perdue parmi les autres. Et en plus, je n’avais aucun moyen de m’approcher de lui ni même d’entamer la conversation si ce n’est : « J’ai beaucoup entendu parler de votre livre, je ne l’ai pas lu, il est bien ? ».

J’ai dû me résigner à rejoindre mes copines de blogs pour aller haranguer la proie facile comme les lauréats de cette année que nous avons pris en photo en long en large et en travers avec nos augustes personnes. N’empêche, on s’est bien marrées, à défaut de choper le Reinhardt ou le Beigbedder (à qui je n’ai pas parlé non plus mais qui m’a servi pour vous appâter chers lecteurs). À la place, on est allées questionner Jacqueline, qui s’est avérée être la Mata Hari de ce prix. En fait, elle sait tout. Elle s’est lancée elle-même sur la piste des bloggueuses en folie et nous a démasquées toute seule. Si, c’est pas du professionnalisme ça. Moi je dis chapeau, quel talent ! Inutile de vous dire que je me suis faite toute petite. Elle avait donc suivi mes boutades depuis le début. Mais t’en fais pas Jacqueline, tout ça c’est pour rire, car en fait, on t’aime…

Pour le compte-rendu détaillé, intelligent, sérieux et professionnel et qui ne dit de mal de personne, filez vite sur le blog de mes cop's de prix chez Enna, Amanda, Emmyne et Clochette.

Renée, qui a encore plein de choses vraies et fausses à vous raconter sur cette cérémonie et qui doit encore vous narrer ce qui arriva à la fin quand toute les bloggueuses m’eurent abandonnée et que je me fus retrouvée livrée à moi-même avec tout le gratin.

La suite au prochain épisode…

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27 mai 2009

Debrief express de la remise des prix de Elle 2009…

Blog_ceremonie_0509

Allo le monde, ici Paris, en direct des salons France Amériques pour une remise des prix prestigieuse du Prix littéraire des lectrices de Elle. Avant de rentrer plus en avant dans les coulisses de MON événement de l’année 2009, je ne vous laisse pas languir plus longtemps pour vous donner le nom des lauréats (J’ai même piqué la place de ma copine DQJM pour faire passer mon message avant le sien afin que que vous ayez la primeur de l’info). Et bien, oui c’est possible. Votre minable critique littéraire (j’ai du parler en tout et pour tout sur ce blog d’un seul livre qui ne faisait pas partie de la sélection), va essayer de faire une journaliste de terrain potable (et je peux vous assurer que j’en ai des choses à vous révéler). Roulements de tambour attention….suspens….

Catégorie roman
Les déferlantes
de Claudie Gallay

Catégorie polar
Zulu de Caryl Férey

Catégorie document
Sans blessures apparentes  de Jean-Paul Mari

Pour fêter les 40 ans, notre magazine a vraiment mis le paquet et je peux vous dire que ça en jetait. Les auteurs primés avaient été invités (dingue non ?), l’adresse sur notre carton d’invitation était la bonne (on ne s’est donc pas perdues dans Paris avec toutes mes copines critiques et bloggueuses), le champagne et les petits fours étaient au rendez-vous (apparemment la Veuve Cliquot est une grande amie de Jacqueline) et on a été couvertes de cadeaux. Je vois d’ici vos sourires interrogateurs sur la teneur desdits cadeaux. Parce que vous croyez bande de naïfs qu’on allait simplement être abonnées pour nous remercier ? Accrochez-vous c’était encore mieux que ça. On nous a offert à toutes 3 carnets estampillés au nom de Elle avec des pages blanches pour que l’on devienne les nouvelles Claudie, Caryl et Jean-Paul de demain. J’aime mieux vous dire qu’on en pleurait de larmes de reconnaissance devant tant de bonté. Et c’était tellement la fête que tous les invités ont eu leur sac. Je me suis sentie, une star parmi d’autres car j’ai quitté la cérémonie à l’instar de Frédéric Beigbeder (pour ne citer que lui car y’en avait du people au m2) avec mes cadeaux sous le bras…

Ben, elle était pas peu fière la Renée j’aime mieux vous le dire…

Bon allez zou je vous laisse. Je redonne la parole à mes copines de blog et je vous promets des révélations fracassantes très vite pour le résumé en détail de cette journée mémorable.

Renée

24 avril 2009

Le Prix des lectrices 2009 : le bilan

Blog_bilan_prix0409

    Et oui, le Prix toujours le Prix, cela faisait un moment que je ne vous avais pas bassiné avec "mon" Prix des lectrices de ce magazine féminin très connu que je ne citerais pas (ben oui, je lui ai fait assez de pub gratos comme ça). Et pour cause, que je ne vous en parlais plus, puisque la source des livres s'est tarie. De livres je ne reçois plus parce que le Prix, c'est fini. J'ai achevé mes huit mois en tant que critique amateur et si je n'ai pas réussi à vous décourager de faire partie de l'aventure, filez vite ici car vous n'avez plus que quelques jours pour vous inscrire au Prix 2010. Si vous voulez des conseils pour bien remplir votre candidature, n'hésitez pas à me contacter, il ne vous en coûtera que le prix d'un abonnement à mon nom ;-) (soit beaucoup moins cher que 30 livres que nous recevrez chez vous pendant 8 mois). Oui, je suis vénale, c'est mal (mais je l'aurais cet abonnement, je l'aurais...).

Voici donc venu le temps du bilan, que je vais dresser ici pour vous. Je ne reviendrais pas sur le mode d'emploi incompréhensible pour qui n'a pas fait un nombre certain d'années d'études supérieures. Pour ceux qui veulent persévérer, vous pouvez aller relire sur ce blog, le billet qui vous dressait le topo.

Mon prix à moi se résume en une petite série de chiffres que je vous livre ici en vrac:
8 mois et quelques jours de participation, soit 250 jours de lecture, 29 livres reçus (10 romans, 10 polars, 9 documents) soit 11191 pages lues (réalisé sans trucage. On est des filles sérieuses sur DQJM. On ne vous annonce pas des bilans pour les falsifier, non mais...). Y a t'il toujours autant de volontaires pour l'année prochaine? Tiens c'est drôle, je sens que j'ai perdu des lecteurs. D'après les statistiques, je constate que le lectorat a baissé de moitié. C'est que ça fout les jetons, je reconnais. Je suis pas sûre que j'aurais signé si on m'avait tout révélé au début de l'aventure...

Le Prix pour moi ça a donné au bout du compte: 0 abonnement négocié jusqu'à présent (Jacqueline il est encore temps. Je sais, je me répète, je me répète. Ok j'arrête), 14 billets consacrés au Prix sur ce blog, 6 auteurs de la sélection et 2 de mes fans rencontrés sur le Salon du livre, 0 critique partagée avec vous (ça c'était pour pas me faire repérer mais l'équipe de Elle m'a quand même identifiée. Il faut dire que je me suis livrée en pâture en leur révélant une information-clef), 3 phrases écrites de ma blanche main et publiées dans le Elle "spécial rajeunir" (waow ça en jette) et surtout de nombreux échanges passés et à venir avec mes nouvelles amies blogueuses du Prix avec à la clef une rencontre en chair et en os dans un peu plus d'un mois j'espère.

Au final, la note la plus haute que j'ai attribuée c'est "18" et la plus basse "6". Mon trio gagnant dans les 3 catégories:
Roman: C'était notre terre de Mathieu Belezi (mon chouchou)
Polar: Zulu  de Caryl Ferey (bon c'est pas complètement vrai au vu de mes notes mais en fait après mûre réflexion c'est mon préféré. J'espère que je pourrais rectifier quelques notations avant la fin)
Document: Tant que je serai noire de Maya Angelou (éditions Les Allusifs, une très jolie collection)

Ouf, ça y est j'ai fini... Je peux aller maintenant enfin me plonger dans tous les livres que j'avais mis de côté depuis tous ces longs mois. Prochain rendez-vous à vous narrer: la remise de prix fin mai... avec les auteurs j'espère, mes nouvelles copines surtout et l'indispensable Jacqueline ma muse, bien sûr!

Renée

20 avril 2009

Cochet, plus fort que le tama !

images
Mouarf mouarf mouarf ! Voilà un papier qui devrait plaire à Anaik. Ca faisait longtemps que j'avais rien lu d'aussi con. Oui désolée mais idiot ça serait sous estimer le bonhomme. Enjoy ! CLIC.
DQJM

17 mars 2009

Renée au Salon du livre...

Blog_Salonlivre_0309...ou pour être plus précise comment Renée (c'est-à-dire moi) prend le melon.

Ca y est, enfin, pas plus tard que ce week-end, j'ai enfin pu rencontrer mes collègues du Prix littéraire de Elle en chair et en os; passque que moi et toutes les autres, on était conviées à siroter un petit thé en toute simplicité sur le stand du magazine au Salon du livre. O joie, ô bonheur, enfin un peu de contact dans la froideur littéraire de ce prix! Bientôt huit mois que l'on trime chacune dans son coin et à part les quelques mails de l'équipe du magazine, et mes échanges sur la toile avec d'autres bloggueuses, ben de la chaleur humaine j'en n'avais pas tâtée beaucoup jusqu'à présent.

Première bonne nouvelle, je suis rentrée entière. Jacqueline ne m'a pas étripée; soit parce qu'elle ne m'avait pas repérée (et croyez-moi, de toute façon, je me suis tenue à carreau), soit parce qu'elle avait décidée de m'ignorer avec superbe. Deuxième bonne nouvelle, j'ai croisé plusieurs auteurs dont notamment Claudie Gallay et Jean-Paul Mari sur le stand et les échanges que nous avons eu avec eux étaient très simples et passionnants. Du coup, c'était un joyeux souk: on se découvrait entre lectrices tout en admirant les auteurs qui sont passés rien que pour nous : du bonheur en barres, je vous dis que ça (même si dans ce genre de situation y'a toujours des têtes à claques mais je ne ferai pas de délation ici, je préfère m'attarder sur les choses sympas).

Alors que j'en étais à m'interroger sur la façon dont j'allais m'y prendre pour entrer en relation avec les bloggueuses que je lis (Enna ce sera pour la prochaine fois!), j'ai commencé à entamer la conversation avec les gens autour de moi, un petit verre à la main (j'ai été super raisonnable, j'ai refusé le champagne que l'on me proposait pour éviter tout dérapage du genre: Jacqueline, en string!!!! Jacqueline, en string!!!). C'est donc munie d'un verre de jus de pamplemousse et d'une tartelette à la framboise que j'ai essayé d'établir le contact avec mes voisines en lançant le sujet sur les échanges sur le net pour essayer de trouver une autre bloggueuse l'air de rien (y fallait pas que je me fasse repérer par n'importe qui non plus).
" Et..., vous suivez des blogs littéraires, vous?" avançais-je prudemment.
Mon interlocutrice me répond de but en blanc : "euh, oui, un avec Renée de "De quoi j'm'emmêle", je crois". Et mon autre voisine de surenchérir dans la foulée "ah moi, aussi je le lis ce blog, j'aime bien!".
Oh... my... god... ! (voix intérieure) Oh stupeur ! (encore la voix intérieure). Je suis devenue rouge pivoine en l'espace d'une seconde, mon cœur a bondi dans ma poitrine. J'ai du prendre un regard de lapin pris dans les phares d'une voiture en jetant un coup d'œil du côté de Jacqueline pour vérifier qu'elle n'avait pas entendu... Ouf, elle papote avec Serge Bramly... Et là, gros cas de conscience... Est-ce que je me fais passer pour une lectrice du blog genre moi non plus j'en n'ai pas, mais je le lis aussi et c'est vraiment d'la balle : un humour corrosif, une bonne humeur palpable sous la verve d'un discours intelligent et toujours bienveillant... ahahah. Et puis, en fait, j'ai juste marmonné: "euh, ben... c'est moi Renée" et je me suis dévoilée. Du coup, je profite de ce billet pour remercier Delphine et Nadège pour leurs compliments en direct qui m'ont beaucoup impresionnée. Et pour la peine, je vous ferai comme à elles, deux confidences: et bien non je n'ai pas 50 ans contrairement à ce que mon prénom semble suggérer, je suis plus jeune. Et oui, les pieds sur la bannière du haut sont bien les nôtres...

Renée qu'a pris le melon grave.

 

16 janvier 2009

poisson d'avril

9782265086036Ben oui, quand on est une fille qui se respecte, on a le droit de faire des trucs dont on sait que c'est fichu avant même d'avoir ouvert le bec. Les plus malignes se taisent mais sur DQJM, on n'appartient pas à cette famille là, hein Hortense ? En prime, on les annonce... Les bonnes résolutions de l'année, c'est débile, mais moi j'en prends... que je ne tiens pas. Et alors ? Ben vl'à mon cru 2009.

Comme tous les ans, j'ai décidé de maigrir. Et oh, ricannez pas trop non plus hein. Nan parce qu'hormis Renée qu' a une génétique de malade (grande et mince en bouffant comme 4) et Hortense qui aurait plutôt tendance à galérer pour prendre du poids (oui je délire pas mais lui jetez pas de pierres hein, c'est difficile aussi), ben je fais la ronde du trio. J'ai l'IMC à 29,4 et ça craint grave. Pour faire simple, l'OMS dit qu'à partir de 30, on est obèse. Et je suis à 29,4. Autant dire très proche ligne blanche. En prime avec l'allaitisme, je crâme 500 calories par jour gratos. Donc il me reste deux mois pour en profiter. Chuis au régime. Voilà. Du coup, je dépense du pognon super connement en m'inscrivant ici. Ah et le breton aussi l'est au régime. On fait ça en famille rapport à la couvade de malade qu'il a faite pendant ma grossesse. C'est ça un couple uni.

J'arrête les achats compulsifs. Je n'achèterai plus 2 paires de chaussures par mois en moyenne. Naaaan. Et puis un peu moins de sacs à mains et puis plus du tout de laine et pas de tissu non plus. Moi vivante, je n'achêterai plus de livre de cuisine sans faire au moins une recette dedans. Idem pour les patrons japonais de fringues (quand je pense que leur taille maxi c'est genre un 40 et que je suis une brêle en couture...). Ca, c'est dit.

Je deviens trop forte du blog. Je mets en place des flux rss et des widgets de fous que vous allez plus en pouvoir tellement on va faire des sondages sur ce blog au top de l'hteumeuleu. En attendant, je me suis fait la fiche netvibes et j'ai téléchargé mon économiseur d'écran trop de la hype (merci anooki).

Je prends soin de moi. Si. Je recommence à m'épiler maintenant que je suis dans le livre des records. Je reprends la pillule fissa. Je vais chez le coiffeur tous les deux mois (et pas deux fois par an). Je retrouve la crème hydratante que je suis sure d'avoir planqué quelque part. Limite je me refais un gommage du visage si je suis forte. Ah et je me maquille aussi. Des fois. Heu le sport ? Ben non. Je laisse ça à Hortense, elle fait ça trop bien pour nous deux.

J'apprends l'espagnol pour pouvoir arrêter de hocher la tête connement en faisant "genre j'ai trop bien compris ce que tu me racontes ô toi espagnol non polyglotte". Du coup, je pourrai même parler avec Hernando mon portero préféré.

Je réussis ma partie de tamagotshi. C'est à dire que je ne casse pas le machin. Voire je la fais pousser encore sous la mère, comme les agneaux. Je survis aux poussées dentaires et autres saloperies aventures qui nous attendent tapies au coin du tapis d'éveil.

Je range les photos du tamagotshi ET j'en fais imprimer quelques unes (qu'est ce qu'on se marre quand même). Dans la même idée, je finis mes 685 tricots en cours. Ah oui et je m'occupe de mes papiers administratifs (ouarf ouarf ouarf) genre je dis à la CAF que le tama est né y a quatre mois (ah oui quand même...). Dans la même idée, y a "je range les CD", je trie les revues de cuisine.

Je me transforme en mère au foyer digne de ce nom et j'organise la vie de la maison en faisant les courses, le ménage, le rangement, le repassage, je prends les rdv pédiatre du tamagotshi etc.

 

Ah oui, j'oubliais. La plus importante. J'arrête de déclarer des conneries à tout bout de champs.

DQJM

04 janvier 2009

Et de 10 ...

resolution3Cette année, c'est décidé je prends 10 bonnes résolutions de pintades, je les écris noir sur blanc et je m'y tiens pas comme d'hab. Oui je dis ça tous les ans mais avant j'avais pas de blog pour les publier et vous les faire partager. 5-4-3-2-1, c'est parti :

1. faire du sport : la grande tendance en 2009 dixit notre sacro-saint magazine de pintades Elle ce sera le sport-fusion. Associez pilates et piscine, danse africaine et gym suédoise, ou yoga-bikram et boxe, en bref toute association de deux sports dans un but ultime : tonifier le bulbe ! Déjà qu'un sport j'y arrivais pas alors deux par semaine, c'est un challenge inhumain pour la desperate working mother que je suis. Oui Didon, moi aussi je veux la WII FIT surtout que j'ai testé le ski et le hula-hop avec celle de mon neveu à Noël et que faire du sport sans bouger de son salon c'est de l'or en barre pour la feignasse que je suis ! Naaan en fait j'crois qu'il me faudrait un coach comme Carla et Nicolas !

2. faire l'amoooouuuur pas la guerre, comme quand j'avais 20 ans, les seins en poire et le visage Barbara Gould (un défi pas facile avec 2 tamagotshis en bas age toujours malades. J'vous ai dis qu'on avait eu droit a la varicelle du grand pendant les vacances de Noël et qu'on attend celle du petit sous 15 jours ?)

3. arrêter de chiper les bonbons des enfants en lisant des blogs pendant qu'ils dorment, c'est mal et puis ça fait grossir (j'crois que la seule solution c'est de ne plus en acheter, en fait j'vois que ça mais je ne voudrais pas les priver)

4. passer moins de temps sur facebook : ça sert à quoi de perdre du temps sur FB, taquiner du micro-blogging, faire des quiz débiles, jouer à Word Shuffle ou acheter des grenades dans Guerre des gangs, quand t'as même pas le temps de veiller sur tes 2 héritiers comme une bonne-mère et de leur faire des tartes pomme-rhubarbe pour leur goûter !.

5. oublier l'idée que ta prime de fin d'année tu vas la claquer pendant les soldes dans des nouvelles bottes UGG qui tiennent chaud, font des pieds d'ours et coûtent un bras et t'acheter le dernier sac tendance qui déchire (DQJM : tu penses sac à langer, ils en font chez Lupo ? ), parce que ça aussi c'est mal et puis en 2009 c'est la récession qu'il a dit Nico Ier !

6. garder cette prime pour faire un beau voyage en n'amoureux avec le lyonnais à Bora-Bora / Tahiti ou dans la Baie d'Along, Venise ou Marrakech (l'occasion de se retrouver comme on dit). Eh oh, on a dit prime de la fonction publique pas stock-option !

7. caser mes tamago pour des vacances scolaires entre cousins, papis & mamies, voisins, copains .... et profiter de mon temps libre pour aller au cinéma, voir Delerm et Moriarty en concerts, boire des coups bruncher avec des amis , aller au restaurant me baffrer, faire la grasse-mat, aller voir DQJM à Madrid parce que là-bas les soldes elles durent trois mois !

8. ne plus picoler à la moindre occasion parce qu'on trouve toujours un tas de chouettes trucs à fêter, hein Renée (naissances, anniversaires, moisiversaires, mariages, nouvelles bottes, nouveaux posts, nouveaux it-livres ...)

9. écrire des posts intelligents parce que tes lecteurs n'ont pas un cerveau de poule !

10. publier un post quotidien parce qu'à trois c'est quand même pas la mer à boire, ça fait deux posts par semaine par tête de pipes, hein les filles ?  Voilà, ça c'est fait !

Et vous, vous en prenez des résolutions pour 2009 ?

Et pour finir une petite vidéo qui me tient à coeur, ça c'est de la danse et un bon dimanche sous vos applaudissements ...

Hortense

Edit : oui y'en a que 9, en même temps on s'en fout de toutes ses résolutions à la con que je vais pas tenir !
Edit 1 : oui la photo avec la statue de la dame qui se touche les nibards, n'a rien à voir avec le sujet mais je l'aime bien, et en 2009 c'est la teuf !

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16 novembre 2008

Culture confiture... ou comment brouiller les pistes

Blog_Picasso_1108Vous avez lu le titre et vous êtes enthousiasmé(e), vous allez enfin vous instruire sur DQJM... La photo vous inspire, super, vous allez pouvoir prendre la température bobo-intello à chaud sur l'actualité parisienne. Et bien non, désolé, ce sera pour une autre fois (ou bien jamais qui sait...) car je voulais vous entretenir de tout autre chose... Ca vous ferait quoi d'abord de savoir ce que j'en ai pensé de l'expo Picasso? Ca vous ferait y aller davantage? Meuh non voyons,réfléchissez un minimum. Même si je vous disais que je n'aime pas, vous voudriez aller voir par vous-mêmes comme tout le monde. De toute façon, d'autres en parlent beaucoup mieux que moi.

Reprenons. Le truc super drôle quand on habite à Paris et dont je ne me lasse pas c’est l’irruption dans le réel de personnes que l’on mate à la télé ou dans les magazines. Évidemment, jamais vous ne rencontrerez celui ou celle que vous rêvez d’approcher, au détour d’une rue de la capitale, mais parfois cela peut s’avérer assez distrayant de croiser des pseudo stars en vrai (Ne rêve pas Nico, Pénélope, tu la croiseras pas par hasard… !). 

Ainsi, je me pavanais avec une collègue à la visite «privée» de l’exposition Picasso au Grand Palais (faut pas déconner non plus je ne vais pas me mélanger à la populasse, moi madame, j’ai du style. C’est en petit comité que je les mate les expos !) quand au détour de l’escalator qui nous entraînait au cœur de l’exposition des toiles du maître et des maîtres de ce maître (pour ceux qui ne comprennent rien les détails c’est par ), on croisa Richard Anconina.

Bien sûr, lecteur moqueur, je t’entends déjà ricaner. Mais pourquoi est-ce qu’elle nous cause de ce type, la Renée ? Il est has been, on n’entend plus jamais parler de lui et on s’en fout un peu. Et bien oui, vous avez raison sauf que le Richard, il a souri à ma collègue dans la première salle d’exposition et il a foncé sur nous pour venir nous serrer la main en nous disant avec un sourire désarmant (car il a encore du charme, je vous assure) qu’il avait l’impression de nous connaître et qu’il préférait ne pas faire d’impair. (Soit dit en passant c’est plutôt à ma collègue qu’il a dit ça, mais en même temps y’a pas vraiment de preuve et il m’a serré la main aussi, na !). On est vraiment peu de choses, hein?

A l’exposition y’avait aussi Dominique Farrugia en fauteuil roulant (je vous confirme, il a l’air malade) et des toiles de Picasso entre autres. En faisant un tour à la Fnac mardi j’ai croisé Bernard Pivot et mercredi dans la rue, la cousine de Lorie il me semble (ahahah...). J'adore les surprises de la capitale !

Georges, bientôt de passage à Paris ?

Renée qui s'la pète

Posté par Renee Poule à 07:31 - J'me la raconte - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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