19 mai 2009
300ème à DQJM !
Et vi. Je sais c'est dingue mais en ouvrant Canalblog, je viens de réaliser qu'on en est à 300 posts ! Qui l'eut cru lustucru (et je fais de la vanne pourrie si je veux mon neveux) ?
Bref, je voulais simplement passer un piti message à mes deux comparses pour leur dire que je les aime du plus profond de mon corazon et que je m'éclate à écrire des âneries sur ce poulailler cet espace d'égo sans importance, que je ris comme une bécasse à chacune de leurs aventures, que je m'ébahis devant leur prose et que cette épopée (je suis lyrique et alors ?) vaut le coup parce que c'est avant toute chose l'histoire d'une amitié entre trois pintades.
Alors comme on est quand même en face d'un événement majeur (notre 300ème billet pour ceux qui dorment au fond !). J'ai décidé de vous dévoiler nos têtes. SI. Pour que vous puissiez enfin mettre un visage sur ces noms d'avant garde, pour que vous puissiez enfin nous visualiser au fond du poulailler. Évidemment, je fais ça en loosedé, mes copines ne sont pas au courant, vous vous doutez bien qu'elles auraient dit non. Elles bossent ELLES. Elles tiennent à leur anonymat.
Mais bon c'est fête, c'est champagne et jamon à tous les étages (et du champomy pour Enna) ! Et aussi un grand merci à nos fidèles commentatrices et lectrices anonymes siiiiiii nombreuses désormais. C'est simple on vous compte par millions milliers centaines. Allez vous aussi je vous bise.
DQJM
19 décembre 2008
Tic tac tic tac tic tac....
Bon, il faut que je vous avoue quelque chose. Vous avez le droit de savoir puisque vous suivez de temps en temps l’état de ma déchéance. Oui, je bois. Oui, j’ai eu tendance à me réfugier auprès de mon ami champagne ces derniers temps. Ces histoires d’alcool intempestives, ces pulsions alcooliques sont dues à la rude épreuve que je traverse en ce moment. Jusqu’à présent j’avais réussi à faire bonne figure mais là je craque et vous avez le droit de savoir pourquoi.
Oui, je bois, farpaitement, pour tenir et réussir à aller au bout de ce parcours du combattant qu’est le Prix des lectrices de Elle. Pourquoi croyez-vous que l’on a été sélectionnées au bout du compte ? C’est parce qu’on est peu nombreuses à avoir le profil kamikaze des lectrices acharnées qui sont prêtes à tout pour rendre leur travail de critique à temps. Et parce qu’on est peu nombreuses à tomber dans le panneau…
Amies lectrices du Prix, oui c’est à vous que je m’adresse, détrompez-moi si le scénario que je vais vous compter n’est pas le même que celui que vous vivez chaque fois que vous parlez de votre expérience de jurées à votre entourage. En général, pour moi, cela se passe toujours de la même manière.
D’abord, mes interlocuteurs s’animent : « Quoi, tu fais partie du jury du prix des lectrices de Elle ? », « Mais c’est génial ? », « Et, tu reçois des livres gratuitement ?», «Et comment as-tu été sélectionnée ?».
Là, c’est la partie sympa. Normal, on vous caresse dans le sens du poil. Vous faites figure de grande lectrice. Vous sortez du lot et on vous admire ! Une sorte de gloire simple que l’on boit comme du petit lait… «Ah oui, je suis formidable…» «Non, ce n’est pas grand-chose tu sais…» «Je te filerai des tuyaux si tu veux participer l’année prochaine…»
Et puis, commence la partie moins sympa avec des questions plus précises : «Et comment ça marche ce prix ?» «Tu as combien de livres à lire ?» «3 en 3 semaines ? Mais c’est énorme !» «Et tu dois écrire combien de lignes pour tes critiques ?» «T’es jamais passée dans le journal ? Non, ah bon...», «Tu es abonnée gratos alors!» (ahahah ricanement nerveux).
Bon, évidemment à force de vous cuisiner, vos interlocuteurs finissent par découvrir l’étendue de la tâche qui vous incombe (ou à peu près car finalement, ce prix quand on n'en fait pas partie, on n’y comprend rien) et je vous mets au défi, amies jurées, de trouver finalement un grand nombre de personnes prêtes à tenter leur chance pour la prochaine édition. Parce qu’après votre journée de boulot, il faut savoir, éventuelles candidates, qu'il faut LIRE et ÉCRIRE DES CHOSES SUBTILES pour Jacqueline, qui à mon avis se marre tous les ans comme une baleine à l’idée du mauvais tour qu’elle a réussi à jouer aux nouvelles 120 jurées … ahahahah morte de rire….
Et puis, ce mois-ci pour couronner le tout, c’est mon mois. Le mois des 7 livres à lire et des 7 critiques à renvoyer en un mois et demi. Et là, j’aime mieux vous dire que ça urge grave car c’est pour ce soir minuit dernière limite…arghhh… Voilà pourquoi je vous causais pas beaucoup ces temps derniers.
J’attrape la bouteille de calva, je ne vois plus que cela. Qui sait, cela donnera peut-être une couleur particulière à mes critiques. Passera, passera pas dans Elle ? La suite au prochain épisode.
Renée, au bout du rouleau
03 octobre 2008
Ode à Jacqueline
C'est les yeux rougis, les doigts gourds et la tension à moins 15 que j'ai achevé mes critiques lundi soir de cette semaine pour la sélection d'octobre de mon magazine préféré du moment (ben oui parce que d'habitude c'est Lire mon canard préféré voyez-vous, mais là, il a fallu que je me mette à la page de la mod' attitude pour choper le ton Ell'itiste). Eh oui, faut vous réveiller vous êtes sur DQJM ! C'est à la pelle qu'on vous les offre les jeux de mots, à chaque billet, pour ne pas que vous vous déplaciez pour rien, non mais quand même.
Mais revenons à nos moutons plutôt. Je parlais donc de regard trouble et de désespoir d'avoir à me retrouver dans cet état en ce début de semaine. OK d'ac', j'exagère un chouilla car j'avais un peu anticipé tout de même et qu'il me restait surtout à peaufiner mes petits joyaux. Victor s'est retourné dans sa tombe à leur écriture, c'est vous dire. Mais j'vous vois venir tous autant que vous êtes... Pourquoi que j'vous en sers jamais de la critique puisqu'elles sont si marvellous? Eh bien oui pourquoi? Ben parce que. (Oui, en plus d'être bourré de jeux de mots ce blog est à haute teneur rhétorique comme vous pouvez le constater). En fait, la vraie raison, c'est que y'en a pleins d'autres qui le font très bien. Si les livres vous intéressent et que vous voulez comparer les avis au jour le jour, vous pouvez aller sur le blog de mes nouvelles amies critiques qui commentent en ligne la sélection: Amanda, Anna, Annie, Clochette, Emmyne ou L'empreinte des mots. Pardon à celles que j'oublierais mais j'ai pas encore fait le tour de la blogosphère....
Donc, je reprends le fil de mon histoire.
Épuisée le lundi soir, je me fends d'un message pour accompagner l'envoi de mon doc word comme on jette une bouteille à la mer... Je vous rappelle que mon premier envoi n'avait été suivi d'aucune réponse, rien encéphalogramme plat du côté de la rédaction de Elle. A croire que personne n'était de l'autre côté, que ce truc du prix des lectrices c'est juste pour faire s'abonner les filles qui ne l'étaient pas encore. Et puis là, oh miracle de la vie! La grande Jacqueline a consenti à me faire signe et à me répondre en personne. Oui, j'vous jure sur la tête de mes comparses de blog, DQJM et Hortense. Là, dans ma messagerie PERSONNELLE, m'attendait mon rayon de soleil de la journée pour me récompenser de mes heures d'acharnement. Une réponse complète à mes interrogations de jeune critique finissant par un bienveillant "bon courage pour la suite". J'en ai presque eu la larme à l'œil.
Merci Jacqueline...
Ta Renée qui ne peut s'empêcher de remettre ça en musique. Décidément j'adore ce morceau...
Découvrez James Hunter!
01 octobre 2008
Week-end studieux oblige
Alors que certains d'entre vous sont partis gambader dans la campagne encore ensoleillée ou bien ont programmé une petite fin de semaine loin de chez eux, d'autres comme moi ont été assignés à résidence. Eh oui, moi, messieurs, mesdames en ce moment j'ai des devoirs à faire et à cause des performances de la poste (pour les petits nouveaux les détails sont là et puis là), je n'ai eu que 2 semaines pour lire les 4 livres de la sélection de septembre du Prix des lectrices de Elle. Alors évidemment, il a fallu que je cravache le dernier week-end car je devais rendre mes chef-d'oeuvres de critiques avant le 30 septembre. Ca laisse pas beaucoup de temps pour pondre des commentaires hautement spirituels, je vous l'dis.
Petit debrief rapide: je n'ai pas encore trouvé la perle rare. Les livres ne m'ont pas vraiment enthousiasmée même si le polar La princesse des glaces se lit bien et que le roman de Mira Maguen est plutôt bien écrit. J'attends maintenant la nouvelle sélection avec impatience en espérant que celle-ci sera de meilleure teneur. Ne vous en faites pas, je vous alerte en cas de livre à ne pas manquer.
Par contre, je voulais vous faire partager ma nouvelle découverte musicale d'il y a quelques mois (et écoutée tout le week-end) qui ne sera peut-être pas une nouveauté pour vous mais il faut vous dire que je vis un peu en dehors des réseaux normaux. Mes seules radios sont France Inter et France Info, je n'ai pas la télé et je déserte peu à peu les supermarchés, qui passent les tubes du moment, pour aller m'alimenter au marché. Du coup, je passe parfois à côté des nouveautés musicales.
Moi, cela me file la pêche et tous leurs morceaux sont de cette teneur. C'est anglish, ça bouge bien. Profitez de ces 3 minutes avec les arctic monkeys, y'a une énergie débordante ! Très bonne semaine...
Renée, qui a du mal a tout gérer en ce moment et pourtant sans tamagoshis et sans homme... damned!
04 septembre 2008
Critique mode d'emploi
Non, je ne me suis pas endormie devant l’écran de mon ordinateur, ni n’ai oublié mes dernières promesses de vous parler avec un peu plus de détails du prix des lectrices de Elle. Mais il faut vous dire que dans notre trio, ben y’en a une qui ne s’arrête pas. Et comme elle a plein de temps pour vous parler, ben on la laisse causer nous, DQJM. La Choup, elle se fait attendre et nous on a hâte qu’elle arrive aussi (bon, pas trop vite non plus parce que du coup avec Hortense va falloir que l’on cravache sec pour vous fournir des distractions quotidiennes que vous êtes en droit d’attendre vu qu’on est trois à écrire. Mais sans DQJM ça va sérieusement être plus difficile…).
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à Jacqueline puisque j’avais promis de vous expliquer un peu quel était le mode d’emploi d’une critique lectrice chez Elle à part qu’on ne l’abonne pas au magazine (pt’êt' qu’ils pensent que on est toutes abonnées en fait ? Et vous, amies critiques c’était le cas ? Moi, perso, ça m’était jamais arrivée puisque je ne l’achetais que de temps en temps, juste pour faire ma pintade et ne pas être larguée dans le monde impitoyable féminin…).
Mais comment ça marche donc, de critiquer ?
1. Cette expérience dure comme l'école, presque un an sans les vacances d'été, et la période est découpée par mois : c’est super logique mais attendez que je vous en dise plus.
2. Notre coach, c’est Jacqueline, et elle communique avec nous par courrier ce qui est très classe en ces temps d’internet attitude. Bon, faut pas vous leurrer, il est pas écrit à la main mais à chaque fois, c’est son nom qui est en bas de la lettre. Oh yeah !
3. Les 120 jurés sont réparties par groupes et on vous annonce celui auquel vous appartenez: « jury de novembre » par exemple (oui, c’est un exemple, parce qu’en fait je vais pas vous donner mon mois au cas où Jacqueline irait fureter sur le oueb. Vous comprenez je tiens à ma liberté de ton et je voudrais pas qu’on me repère… ce qui n'exclut tout de même pas complètement que j'appartienne au mois de novembre... mystère et boule de gomme je ne dirais rien).
4. Donc, Jacqueline, qui est certes une femme sympa, mais hyper prévisible, nous a envoyé dès le début avec abscisses et ordonnées à l’appui, les dates d’envoi des livres, le nombre de livres à recevoir et surtout la date de retour de nos commentaires parce que faut pas dépasser non mais ! A Elle on veut des critiques sérieuses. Je n’ai pas encore reçu la lettre qui préciserait « Châtiments pour lectrices non zélées » mais je reste quand même sur le qui-vive au cas où il y aurait punitions.
Tout ça pour vous dire qu’au début de chaque mois, nous avons 3 livres à lire dans les catégories roman, document et polar et nous devons écrire un commentaire sur chacun à la fin de ce même mois avec attribution d’une note de 1 à 20. Quand arrive enfin "votre MOIS" sauf s'il est déjà passé ;o), c’est le double effet kisscool. Là, vous en recevez 7 dont vous devez extraire les 3 meilleurs, dans les 3 catégories, dont il faut faire la critique et auxquels il faut attribuer une note (mais vous avez un peu plus de temps heureusement). C’est à partir de cette sélection que l’on envoie les 3 bouquins à tous les autres groupes. Vous suivez ? Non c’est chiant c’est normal, mais rassurez-vous c’est bientôt fini…
En fait, être critique pour le prix des lectrices de Elle, c’est un travail en solitaire du moins pour tout ce que j’en sais car ma lisibilité s’arrête au mois d’avril. Plus rien après cette date, le tableau s’arrête et Jacqueline ne pipe plus mot. Paraîtrait que chez Elle on ramasse toutes nos notes, et que cela permettrait de déduire les gagnants dans les trois catégories.
Moi, pour tout vous dire, je cherche à quel moment j’pourrais récupérer un abonnement dans l’histoire. Je suis sûre que certains éditeurs seront intéressés pas mon profil. Youhou amis éditeurs, je suis là, c’est Renée ! Une bonne note pour un abonnement. C’est tout. Ni vu ni connu, j’t’embrouille. Soyez rassurés, Jacqueline n’en saura rien. Je serais muette comme une tombe…
Renée
16 août 2008
La vraie histoire d'une critique dilettante
Si jamais y'en a que ça tente l'année prochaine, de faire partie du
"Prix des lectrices de Elle", autant que je vous raconte un peu à
quelle sauce vous serez mangées (et oui, mangées au féminin). Désolé
amis mâles, passez votre chemin, car vous n'appartenez qu'au sexe fort,
mais pas assez pour faire partie des lectrices amies de Elle.
Apparemment, ça ne marche pas pour vous, mais je ne manquerai pas de
voir si j'peux pas glisser un petit mot pour ceux qui voudrait en être.
Envoyer vos coordonnées avec photo SVP par le biais du blog. Ne pas
oublier la photo en pied c'est vraiment important pour argumenter...
Avant de rentrer dans la description des coulisses, commençons par le commencement : la première frustration de la Renée qui crache dans la soupe à peine l'aventure commencée. Eh oui, j'ai vite réalisé que je m'étais fourvoyée quand j'ai reçu les premiers courriers.
Pour info, faut vous dire que, Jacqueline, la responsable du prix littéraire, elle nous cause beaucoup à nous, les lectrices chanceuses, qu'on a eu la bonté de sélectionner. Et, elle aime bien nous écrire pour nous rappeler le planning, les dates LIMITES de rendu de notre labeur et pour nous assurer de ses sentiments les meilleurs. C'est qu'elle est très policée cette dame. J'ai hâte de faire sa connaissance, mais là, pour tout vous avouer, ça fait pas partie du rétroplanning que j'ai reçu, donc j'ai pas de visibilité sur notre éventuelle rencontre. Mais dès que j'ai des infos, je ne manquerai pas de vous en faire part.
Reprenons, donc. J'en étais arrivée au moment où je réalise que j'avais un peu rêvé les yeux ouverts. Complètement dég' que j'étais. Je croyais bien naïvement que si Elle me demandait de rédiger des critiques, y'allait avoir un geste de leur part. Je sais pas moi, un abonnement gratos par exemple... juste au hasard...
Voix off : Mais que nenni,
d'abonnement point tu n'auras, Renée. Don't dream ! Tu vas déjà
recevoir en tout une trentaine de livres pendant l'année, tu devrais
t'estimer heureuse quand même !...
Renée : Mais,
mes interventions pertinentes, spirituelles et formidables que je vais
écrire à la place d'une VRAIE journaliste, ça vaut rien? pipi de chat,
hein c'est ça?
Voix off : Oui, Renée. Redescends
sur terre. T'es pas Duras qu'on sache, ou alors faudrait t'y mettre
sérieux parce que pour l'instant la planète terre n'a pas reçu beaucoup
de manifestation de ton art...
Renée : Quand même
faut les lire ces p*** de livres ! Et quand on m'enverra l'histoire
d'un homme parti en plein coeur du Kazakhstan mettre la main sur sa
chèvre perdue dans une tempête, tout ça sur 500 pages et que je devrais
la lire et pondre un commentaire pertinent et fin en moins de 3
semaines ? c'est pas du boulot ça !
Voix off : Arrête de pleurnicher car t'as du taff. Je te rappelle que t'as 3
livres à lire et à commenter avant le 25 août. Y'en a pleins qui
voudrait être à ta place. Alors, c'est pas parce qu'un excité te serine
« travailler plus, pour gagner plus » qu'il faut le croire, non mais...!
Renée
Découvrez James Hunter!
19 avril 2008
bien nommé
Juste une petite remarque en passant. Je viens de regarder nos statistiques et je tenais à partager avec vous cette inoubliable découverte. Deux lecteurs sont arrivés jusqu'à nous en tapant "pipi de femme" dans google... Une dernière a tenté sa chance sur ces pages avec "honte d'avoir couché avec son beau frère". C'est moi ou ce blog porte bien son nom ?
DQJM
26 décembre 2007
fiat lux
television is not dead
Oui je sais, dis comme ça, ça peut paraître vaguement provoc, voire complètement farfelu, mais c’est une idée qui me trotte en tête depuis quelque temps. Quand je mets bout à bout ce que je lis et entends ça et là, je me dis que des choses énooooormes se trament... un peu comme Alien attendant le commandant Rippley au détour d'un couloir du vaisseau !
D'abord, alors que j'étais franchement téléphage, je fais le constat que mon temps passé devant le petit écran s'!est réduit à la portion congrue. Je lui fais de larges infidélités avec mon ordinateur (merci dieu wifi). Plus je parle aux
copines, plus je me rends compte que c’est la même chose dans mon
entourage. Ensuite, j'ai ouie dire que d'une part, pour la première fois de son histoire, TF1 n'aurait pas des résultats brillants brillants et que d'autre part, ils penseraient à racheter daily motion ou à proposer aux internautes de passer leurs voeux à la télé (???!!).
Pas plus tard que ce matin, j'ai lu que les djeuns tectonïdes materaient la télé sur leur portable sous peu... Parallèlement, les écrans d’ordinateurs atteignent des tailles énormes. Bon d’accord, les prix aussi sont énormes mais d’ici dix ans… Si on ajoute à cela le haut débit et la généralisation de la vidéo et des contenus sur le ouebe, je commence à sérieusement penser que la télé a du souci à se faire. Ou bien, est-ce le ouebe qui doit craindre l'une arrivée imminente de la télé... La poule, l'oeuf ? Alien, Rypley ? Ah y est, j'memmêle...
Evidemment, les amateurs de tectonique nommés précédemment pensent que je fais référence à la période de pré-glaciation sur terre mais quand on se remémore la généralisation des radios libres dans les années 80, avant qu'elles ne se fassent bouffer par quelques grands groupes, je trouve qu’il y a quelque chose de semblable sur le (prendre l’accent américain) In-ter-net en ce moment. C’est ce retour généralisé des années 80 qui m’y fait penser. C'est vrai quoi, si on oublie toute probabilité de retour du parti socialiste, y a un faisceau de similitudes entre les deux décennies non ?
Quand je regarde vinvin et son seesmic, rue89, Birenbaum ou arrêt sur images. Quand je lis pensées de ronde, fonelle ou bien deedee. Quand je me glisse sur Pénéloppe Jolicoeur ou Kek, je crois bien sentir quelque chose de l’ordre de la radio libre. Peut-être que je délire, mais dans mon bisounours land virtuel, les internautes se feraient leur propre ligne éditoriale en piochant ça et là, qui une émission, qui un débat, qui un film. Et là, mon amour immodéré de la salle de cinéma me fait frémir d'angoisse d'autant que, depuis peu, des cinéphiles gros marchands de cinéma annoncent la généralisation des projecteurs numériques dans leurs salles. Mais je m'égare, revenons à nos tubes cathodiques.
Évidemment, je me dis que les plus malins, les blogs et sites ouebes libres du moment se vendront une petite fortune à l’arrivée, comme leurs grandes sœurs les radios précédemment. J’imagine que Loic Lemeur a les mêmes idées et qu’il en fait le pari en ce moment. J’ai l’impression que le départ à la retraite des Lelay et autres, le recul de la presse papier, la généralisation de la gratuité dans l’accès à la musique ou aux contenus éditoriaux nous annonce la société de communication et média de demain.
Je ne sais pas bien si le résultat sera aussi libre et créatif qu’on peut le croire par moment sur Internet, mais en tous cas, des fois, j’ai l’impression que les planètes sont en train de s’aligner pour désintégrer la télé. Reste à voir, telle alien cavalant après le commandant Ripley, sous quelle forme elle reviendra. DQJM
12 décembre 2007
Commentothon
C’est la lose totale. Bon ben voilà, c’est dit. J’ai pas de lecteur et pire encore pour un blog qui se respecte, j’ai pas de commentateurs. Pas possible de remercier comme aux oscars, pas possible de m’engueuler avec des aigris qu’ont pas compris le 56ème degré de l’humour que j’ai. Rien, nada, que dalle !
Alors voilà, je lance un grand commentothon sur ce message. C’est-à-dire que je vous demande, à vous lecteur accidentel qu’êtes arrivés par là après avoir tapé dans google « la vie est une jungle», de me laisser un message. C’est pas la peine de regarder derrière, y a personne, c’est à vous que je parle, vi. Non parce que là, je doute. Oui le doute m’habite (paraît que ça aide au flux les mauvais jeux de mots), y a personne ou quoi ?
C’est quand même pas possible qu’en 36 messages, y en ait pas un, même un tout petit qui vous ai pas fait un tantinet marrer. Même avec ma psy, j’y suis arrivé plus vite à la faire rire et Freud sait qu'elle prenait un air sérieux et concerné !
Donc si je pète pas mon record de deux commentaires (oui oui, z’avez bien lu), j’écris des trucs tellement tristes que la Albertine, l’a pas fini de sortir les kleenex. Si, si des trucs sur les handicapés, des enfants qui souffrent atrocement, des reconduites à la frontière violentes, des histoires de régimes dissociés, je me lâche. Et comme ce billet est franchement pourri, je vous mets une petite musique en plus pour me faire pardonner. Allez, siouplait, un effort quoi, commentez ! c’est juste en dessous et hop ça clique. DQJM
05 décembre 2007
ça pègue !
Un jour, quand j'avais 4 ans, mes parents sont revenus de l'hopital avec une poupée cassée. Enfin, ils l'ont pas su tout de suite qu'elle était cassée. Ma mère l'a senti, mais les hommes en blanc voulaient pas la croire, ils voulaient pas l'écouter. Faut dire qu'en prime, c'est un des leurs qui avait cassé la poupée, ça a pas dû aider.
Et puis, quelques mois plus tard, le grand Jacques Brel est mort. Ce même jour qu'était déjà pas drôle, à la maison, on a appris qu'on avait une poupée cassée pour la vie. Au début, les blouses blanches, ils ont même dit que ce serait un légume plutôt qu'une poupée. Du coup, je crois que j'ai vraiment eu du mal à comprendre du haut de mes 4 ans et demi, pourquoi la poupée cassée se transformait soudainement en légume. D'autant que tout autour de moi, les autres étaient affublés de poupées modèle basique, pas cassées quoi.
Pendant toutes ces réfléxions de grands, on m'a posée de côté. On m'a demandé de grandir vite, vite pour faire poupée mature, sociable, ambitieuse, intelligente, tout ce que notre légumineuse familiale ne pouvait être. A elle, les calins, à moi, les bonnes notes. Heureusement, le temps et la vie ont modifié un peu le cours des choses...
Le légume est redevenu une poupée cassée bien vivante, bien remuante. Quant à moi, après de trop nombreuses années de poupée volontaire et sage, je suis devenue poupée pintade, modèle de base en quelque sorte, à tendance trop très grande gueule, écorchée vive par moment. Passé un certain âge, y parait qu'on passe du statut de poupée, à celui de dame. Comme nous toutes, je fais comme je peux pour avoir l'air de.
Mais quand je me blottis contre ma poupée cassée, cachée du regard des autres que je garde trop loin de nous deux, je redeviens une poupée apeurée et animale, toute simple, blottie fort contre sa poupée cassée. Parce que cette poupée je la hais autant que je l'aime et que pour tout le temps qu'il nous reste à nous blottir l'une contre l'autre, nous serons deux bestioles abimées.
J'ai bien conscience du fait que les mots suivants rappellent Laurie faisant un duo avec Patrick Fiori pour le concert des Enfoirés mais pour un petit coup de main, c'est par là. Et sinon, le seul geste indispensable, c'est de considérer la personne handicapée comme une personne, mais là je viens de marcher dans le glucose. De quoi j'memmêle !



