De quoi j'm'emmêle ???

"De quoi j'm'emmèle ?" est un blog pour lancer des grands cris...et se prendre les pieds dans le tapis !

03 juin 2009

La cérémonie du Prix de Elle, info ou intox ?

Elle_s_band

Le voici le voilà, le compte-rendu tant attendu. Après le teasing faut bien s’y coller. Mais qu’est-ce qui s’est donc passé à cette cérémonie avec ces quelques stars qui se battaient en duel et les membres éminentes de la Elle's team ? Et bien justement, comme certaines le savent déjà et l’ont même annoncé sur leur blog, y’avait pas moins qu’Eric Reinhardt. Pour tout vous dire, j’avais été démangée à plusieurs reprises de lire son dernier opus « Cendrillon », comme il avait été encensé par la critique mais je n’avais pas sauté le pas. Il faut dire que les Inrocks en disait à l’époque le plus grand bien et je vous avoue que dans le domaine de la critique littéraire je suis plus que sceptique quant à leurs choix. Ils ont parfois le don de porter aux nues des livres à la bobo-attitude un peu chiants.

Et là, devant cette bombe atomique d’Eric Reinhardt, je me remémorais avec désappointement les raisons qui m’avaient fait sauter la case « Cendrillon ». Alors qu’il était en train de me sourire, et de s’avancer vers moi pour m’embrasser sauvagement, une harpie de buffet (y’en avait aussi ici, nul n’est à l’abri de la sauvagitude même pas dans un buffet de Elle) me tira du doux rêve que j’étais en train de faire. Fallait que je me rende à l’évidence, le Eric il en avait rien à secouer de moi Renée, cette membre du jury 2009 perdue parmi les autres. Et en plus, je n’avais aucun moyen de m’approcher de lui ni même d’entamer la conversation si ce n’est : « J’ai beaucoup entendu parler de votre livre, je ne l’ai pas lu, il est bien ? ».

J’ai dû me résigner à rejoindre mes copines de blogs pour aller haranguer la proie facile comme les lauréats de cette année que nous avons pris en photo en long en large et en travers avec nos augustes personnes. N’empêche, on s’est bien marrées, à défaut de choper le Reinhardt ou le Beigbedder (à qui je n’ai pas parlé non plus mais qui m’a servi pour vous appâter chers lecteurs). À la place, on est allées questionner Jacqueline, qui s’est avérée être la Mata Hari de ce prix. En fait, elle sait tout. Elle s’est lancée elle-même sur la piste des bloggueuses en folie et nous a démasquées toute seule. Si, c’est pas du professionnalisme ça. Moi je dis chapeau, quel talent ! Inutile de vous dire que je me suis faite toute petite. Elle avait donc suivi mes boutades depuis le début. Mais t’en fais pas Jacqueline, tout ça c’est pour rire, car en fait, on t’aime…

Pour le compte-rendu détaillé, intelligent, sérieux et professionnel et qui ne dit de mal de personne, filez vite sur le blog de mes cop's de prix chez Enna, Amanda, Emmyne et Clochette.

Renée, qui a encore plein de choses vraies et fausses à vous raconter sur cette cérémonie et qui doit encore vous narrer ce qui arriva à la fin quand toute les bloggueuses m’eurent abandonnée et que je me fus retrouvée livrée à moi-même avec tout le gratin.

La suite au prochain épisode…

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23 mars 2009

Faille spatio-tempor'Elle

Blog_mouton_0309Donc reprenons nos moutons...

Le début de l'année 2009 pointait le bout de son nez. J'avais plutôt bien négocié les agapes de Noël sans incident diplomatique familial (en même temps je vous rappelle que ma famille c'est un peu la famille Ingalls, comme dirait DQJM, alors y'a pas trop de risque normalement!). Je venais de lire l'un de mes meilleurs coups de coeur du Prix des lectrices de Elle avec "C'était notre terre" de Mathieu Belezi (à l'occasion il faut vraiment que je vous en parle) et je m'apprêtais à aborder 2009 avec sérénité... Tout s'annonçait sous les meilleurs auspices sauf que ma folie de l'ivresse m'a reprise à tous les niveaux !

Comment ça, me direz-vous, pas de quoi fouetter un chat, ni de quoi disparaître de la blogosphère à cause d'une pauvre petite coupette! Quelques verres et Renée s'écroule, c'est quoi donc que cette excuse à 3 centimes d'euros? En fait, le truc c'est que j'ai pas vraiment dessoûlé pendant deux mois : je me suis grisée de pages à lire, enivrée de sorties, rassasiée de boulot et saoulée d'internet. C'est ça quand on abuse des bonnes choses. Le seul moment où j'ai dégrisé c'est en faisant mon marathon madrilène avec DQJM mais je vous rappelle qu'elle a été obligée de m'enfermer pour me calmer.

Du coup, j'avais envie de pleins de trucs sauf de passer une tête ici pour voir ce qui s'y passait tellement j'arrivais pas à me concentrer. J'ai donc balancé des vents à droite à gauche. Enna me tague? Même pas peur, j'ignore, je réponds même pas... On me crie de revenir dans les commentaires. Rien à faire, je me balade dans les rues, dans les soirées, dans les couloirs de métro... J'entends rien de toute façon... Je fais ma pimbêche. DQJM et Hortense se lamentent que je les abandonne et DQJM menace d'arrêter le blog, même pas froid aux yeux, je fais la sourde oreille. Pimbêche je vous dis, que je suis en vrai. C'est testé et approuvé.

Bon, en même temps, j'ai pas chômé mais ce qui m'a réveillée complètement de ma léthargique griserie, c'est le coup de semonce de Jacqueline et je peux vous dire qu'elle a frappé fort ! Et cela, pas plus tard que le mois dernier. J'attendais bien sagement une de mes dernières livraisons de livres que la Poste tardait encore à me délivrer (je ne vous ferai pas subir à nouveau mon énervement à ce sujet. Allez donc voir et si vous ne connaissez pas encore l'histoire de ma haine farouche de nos messagers en jaune d'oeuf). J'ai laissé passé une bonne semaine après avoir été avertie de l'envoi de mon colis et puis un peu inquiète, j'ai envoyé un mail à la rédaction. Et en fait, de livres j'ai failli de pas être soûlée du tout puisque j'avais été oubliée dans les envois. Branle-bas de combat chez eux, j'ai eu en ligne quelqu'un de l'équipe qui m'a organisé une livraison directement sur mon lieu de travail par coursier. J'ai même pas eu besoin de me déplacer jusqu'à mon bureau de poste. M'est avis que je vais peut-être avoir des problèmes de livraison pour la réception de la dernière livraison... (hihihihi).

Du coup, à cause de ça, j'ai eu plus de 1700 pages à lire en 15 jours avec 3 critiques à pondre pour le même prix d'un non-abonnement! Oh yeah! Mais Jacqueline, je n'ai pas flanché! Même pas peur, j'ai tout rendu à temps mais du coup comme vous avez pu le constater au détriment de ma présence parmi vous. On n'a rien sans rien, la vie est vraiment une jungle...

Renée

 

16 octobre 2008

Oui-oui au pays des drogués et des infanticides

Blog_ouioui_1008Bon, je vous ai déjà raconté à quel point la vie d'une critique pouvait être compliquée, du fait qu'une critique ne sort plus, ne voit plus personne et s'attache à son ordi pour rendre ses commentaires à temps tout ça à cause de la Poste. Je vous ai déjà narré à quel point ce monde est d'une ignominie monstrueuse du fait que nous, critiques en herbe, ne sommes pas félicitées par la moindre parcelle de numéro du magazine de Elle pour nous remercier (je sais cela devient lassant de revenir toujours à ça mais que voulez-vous j'aime le comique de répétition).

Aujourd'hui, petit billet d'humeur pour râler sur la nouvelle sélection. Mais qu'est-ce qu'il leur prend à Elle? Veulent nous filer une dépression? Je suis en train de me dire que je me suis trompée de case, quand j'ai accepté de participer à ce prix. J'ai dû cocher la case Koh-Lanta littéraire en fait. Sur les trois livres que j'ai reçu pour la sélection de novembre tous les livres nous plongent dans l'histoire abominable de jeunes enfants. Je vous résume en gros le déroulement de mes journées de la semaine dernière ce qui vous permettra de comprendre pourquoi je suis restée silencieuse pendant tout ce temps et que je n'ai pas réussi à vous passer le bonjour. En gros, j'ai d'abord découvert l'histoire de Baby, une gamine de 12 ans dans La Ballade de Baby de Heather O'Neil et j'ai enchaîné avec celle de Saville un charmant garçon de 4 ans dans L'affaire de road hill house de Kate Summerscale. Pour vous faire un tableau précis de ce que j'ai vécu, voilà à quoi a ressemblé ma semaine au jour le jour. Je vous livre des tranches de lecture piochées pendant les transports en commun qui ponctuent ma journée le matin et le soir:

Lundi: Lever, "Baby vit avec son père et change souvent d'appartement à cause de problèmes d'argent", journée de boulot longue et éprouvante, "Baby a perdu sa mère très jeune et elle vit seule avec son père drogué", dîner, dodo.
Mardi: Lever, "Baby se retrouve en famille d'accueil, son père se drogue toujours", journée de boulot longue et éprouvante, "Baby parle avec les SDF qui sont ses seuls amis", dîner, dodo.
Mercredi: Lever, "Baby est violée, elle tombe entre les mains d'un souteneur", journée de boulot longue et éprouvante,  "musique sur mon ipod, je fais l'impasse sur mon livre", dîner sans baby, dodo.
Jeudi: Lever, "Baby tombe dans l'héroïne pour tenir", journée de boulot longue et éprouvante, "trajet sans baby, sans musique, j'ai besoin de vide", dîner sans Baby encore et dodo.
Vendredi: Lever "fin de l'histoire de Baby, dur dur mais faut aller bosser", journée de boulot longue et éprouvante, "trajet du retour sur les rotules, heureusement y'a Saville qui m'attend à la maison", dîner lecture? "et là je découvre Saville, le charmant bambin de 4 ans qui se fait assassiner dès les premières pages!", dodo.
Week-End avec Saville dans une top ambiance de loufoquerie, vous imaginez bien, avec cette énigme: "mais qui a tué Saville, sa soeur ou son père? "

Mais pourquoi tant de haine Jacqueline? Ta vie est un tel conte de fées que tu cherches à te payer des sensations fortes par le biais de tes lectures du boulot? Ou bien, tu développes une certaine forme de sadisme, pour voir qui tiendra le coup jusqu'à la fin de l'année? Tout ça pour vous dire qu'il faut avoir le coeur bien accroché quand on critique à Elle; ce n'est pas pour les âmes sensibles. Et là, sur ma table de nuit, m'attend quand j'aurais fini d'élucider le meurtre du petit Saville, Zulu de Caryl Ferey que même Hortense m'a dit "c'est bien mais y'a des moments un peu trash!"

Vous savez quoi, c'est qui qui part en vacances bientôt avec Oui Oui à la plage? C'est bibi.

Renée

03 octobre 2008

Ode à Jacqueline

Blog_octElle_1008C'est les yeux rougis, les doigts gourds et la tension à moins 15 que j'ai achevé mes critiques  lundi soir de cette semaine pour la sélection d'octobre de mon magazine préféré du moment (ben oui parce que d'habitude c'est Lire mon canard préféré voyez-vous, mais là, il a fallu que je me mette à la page de la mod' attitude pour choper le ton Ell'itiste). Eh oui, faut vous réveiller vous êtes sur DQJM ! C'est à la pelle qu'on vous les offre les jeux de mots, à chaque billet, pour ne pas que vous vous déplaciez pour rien, non mais quand même.

Mais revenons à nos moutons plutôt. Je parlais donc de regard trouble et de désespoir d'avoir à me retrouver dans cet état en ce début de semaine. OK d'ac', j'exagère un chouilla car j'avais un peu anticipé tout de même et qu'il me restait surtout à peaufiner mes petits joyaux. Victor s'est retourné dans sa tombe à leur écriture, c'est vous dire. Mais j'vous vois venir tous autant que vous êtes... Pourquoi que j'vous en sers jamais de la critique puisqu'elles sont si marvellous? Eh bien oui pourquoi? Ben parce que. (Oui, en plus d'être bourré de jeux de mots ce blog est à haute teneur rhétorique comme vous pouvez le constater). En fait, la vraie raison, c'est que y'en a pleins d'autres qui le font très bien. Si les livres vous intéressent et que vous voulez comparer les avis au jour le jour, vous pouvez aller sur le blog de mes nouvelles amies critiques qui commentent en ligne la sélection: Amanda, Anna, Annie, Clochette, Emmyne ou L'empreinte des mots. Pardon à celles que j'oublierais mais j'ai pas encore fait le tour de la blogosphère....

Donc, je reprends le fil de mon histoire.

Épuisée le lundi soir, je me fends d'un message pour accompagner l'envoi de mon doc word comme on jette une bouteille à la mer... Je vous rappelle que mon premier envoi n'avait été suivi d'aucune réponse, rien encéphalogramme plat du côté de la rédaction de Elle. A croire que personne n'était de l'autre côté, que ce truc du prix des lectrices c'est juste pour faire s'abonner les filles qui ne l'étaient pas encore. Et puis là, oh miracle de la vie! La grande Jacqueline a consenti à me faire signe et à me répondre en personne. Oui, j'vous jure sur la tête de mes comparses de blog, DQJM et Hortense. Là, dans ma messagerie PERSONNELLE, m'attendait mon rayon de soleil de la journée pour me récompenser de mes heures d'acharnement. Une réponse complète à mes interrogations de jeune critique finissant par un bienveillant "bon courage pour la suite". J'en ai presque eu la larme à l'œil. 

Merci Jacqueline...

Ta Renée qui ne peut s'empêcher de remettre ça en musique. Décidément j'adore ce morceau...


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04 septembre 2008

Critique mode d'emploi

Blog_mode_d_emp_0808Non, je ne me suis pas endormie devant l’écran de mon ordinateur, ni n’ai oublié mes dernières promesses de vous parler avec un peu plus de détails du prix des lectrices de Elle. Mais il faut vous dire que dans notre trio, ben y’en a une qui ne s’arrête pas. Et comme elle a plein de temps pour vous parler, ben on la laisse causer nous, DQJM. La Choup, elle se fait attendre et nous on a hâte qu’elle arrive aussi (bon, pas trop vite non plus parce que du coup avec Hortense va falloir que l’on cravache sec pour vous fournir des distractions quotidiennes que vous êtes en droit d’attendre vu qu’on est trois à écrire. Mais sans DQJM ça va sérieusement être plus difficile…).

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à Jacqueline puisque j’avais promis de vous expliquer un peu quel était le mode d’emploi d’une critique lectrice chez Elle à part qu’on ne l’abonne pas au magazine (pt’êt' qu’ils pensent que on est toutes abonnées en fait ? Et vous, amies critiques c’était le cas ? Moi, perso, ça m’était jamais arrivée puisque je ne l’achetais que de temps en temps, juste pour faire ma pintade et ne pas être larguée dans le monde impitoyable féminin…).

Mais comment ça marche donc, de critiquer ?

1. Cette expérience dure comme l'école, presque un an sans les vacances d'été, et la période est découpée par mois : c’est super logique mais attendez que je vous en dise plus.
2. Notre coach, c’est Jacqueline, et elle communique avec nous par courrier ce qui est très classe en ces temps d’internet attitude. Bon, faut pas vous leurrer, il est pas écrit à la main mais à chaque fois, c’est son nom qui est en bas de la lettre. Oh yeah !
3. Les 120 jurés sont réparties par groupes et on vous annonce celui auquel vous appartenez: « jury de novembre » par exemple (oui, c’est un exemple, parce qu’en fait je vais pas vous donner mon mois au cas où Jacqueline irait fureter sur le oueb. Vous comprenez je tiens à ma liberté de ton et je voudrais pas qu’on me repère… ce qui n'exclut tout de même pas complètement que j'appartienne au mois de novembre... mystère et boule de gomme je ne dirais rien).
4. Donc, Jacqueline, qui est certes une femme sympa, mais hyper prévisible, nous a envoyé dès le début avec abscisses et ordonnées à l’appui, les dates d’envoi des livres, le nombre de livres à recevoir et surtout la date de retour de nos commentaires parce que faut pas dépasser non mais ! A Elle on veut des critiques sérieuses. Je n’ai pas encore reçu la lettre qui préciserait « Châtiments pour lectrices non zélées » mais je reste quand même sur le qui-vive au cas où il y aurait punitions.

Tout ça pour vous dire qu’au début de chaque mois, nous avons 3 livres à lire dans les catégories roman, document et polar et nous devons écrire un commentaire sur chacun à la fin de ce même mois avec attribution d’une note de 1 à 20. Quand arrive enfin "votre MOIS" sauf s'il est déjà passé ;o), c’est le double effet kisscool. Là, vous en recevez 7 dont vous devez extraire les 3 meilleurs, dans les 3 catégories, dont il faut faire la critique et auxquels il faut attribuer une note (mais vous avez un peu plus de temps heureusement). C’est à partir de cette sélection que l’on envoie les 3 bouquins à tous les autres groupes. Vous suivez ? Non c’est chiant c’est normal, mais rassurez-vous c’est bientôt fini…

En fait, être critique pour le prix des lectrices de Elle, c’est un travail en solitaire du moins pour tout ce que j’en sais car ma lisibilité s’arrête au mois d’avril. Plus rien après cette date, le tableau s’arrête et Jacqueline ne pipe plus mot. Paraîtrait que chez Elle on ramasse toutes nos notes, et que cela permettrait de déduire les gagnants dans les trois catégories.

Moi, pour tout vous dire, je cherche à quel moment j’pourrais récupérer un abonnement dans l’histoire. Je suis sûre que certains éditeurs seront intéressés pas mon profil. Youhou amis éditeurs, je suis là, c’est Renée ! Une bonne note pour un abonnement. C’est tout. Ni vu ni connu, j’t’embrouille. Soyez rassurés, Jacqueline n’en saura rien. Je serais muette comme une tombe…

Renée

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16 août 2008

La vraie histoire d'une critique dilettante

Blog_Elle_0808    Si jamais y'en a que ça tente l'année prochaine, de faire partie du "Prix des lectrices de Elle", autant que je vous raconte un peu à quelle sauce vous serez mangées (et oui, mangées au féminin). Désolé amis mâles, passez votre chemin, car vous n'appartenez qu'au sexe fort, mais pas assez pour faire partie des lectrices amies de Elle. Apparemment, ça ne marche pas pour vous, mais je ne manquerai pas de voir si j'peux pas glisser un petit mot pour ceux qui voudrait en être. Envoyer vos coordonnées avec photo SVP par le biais du blog. Ne pas oublier la photo en pied c'est vraiment important pour argumenter...

Avant de rentrer dans la description des coulisses, commençons par le commencement : la première frustration de la Renée qui crache dans la soupe à peine l'aventure commencée. Eh oui, j'ai vite réalisé que je m'étais fourvoyée quand j'ai reçu les premiers courriers.

Pour info, faut vous dire que, Jacqueline, la responsable du prix littéraire, elle nous cause beaucoup à nous, les lectrices chanceuses, qu'on a eu la bonté de sélectionner. Et, elle aime bien nous écrire pour nous rappeler le planning, les dates LIMITES de rendu de notre labeur et pour nous assurer de ses sentiments les meilleurs. C'est qu'elle est très policée cette dame. J'ai hâte de faire sa connaissance, mais là, pour tout vous avouer, ça fait pas partie du rétroplanning que j'ai reçu, donc j'ai pas de visibilité sur notre éventuelle rencontre. Mais dès que j'ai des infos, je ne manquerai pas de vous en faire part.

Reprenons, donc. J'en étais arrivée au moment où je réalise que j'avais un peu rêvé les yeux ouverts. Complètement dég' que j'étais. Je croyais bien naïvement que si Elle me demandait de rédiger des critiques, y'allait avoir un geste de leur part. Je sais pas moi, un abonnement gratos par exemple... juste au hasard...

Voix off : Mais que nenni, d'abonnement point tu n'auras, Renée. Don't dream ! Tu vas déjà recevoir en tout une trentaine de livres pendant l'année, tu devrais t'estimer heureuse quand même !...
Renée : Mais, mes interventions pertinentes, spirituelles et formidables que je vais écrire à la place d'une VRAIE journaliste, ça vaut rien? pipi de chat, hein c'est ça?
Voix off : Oui, Renée. Redescends sur terre. T'es pas Duras qu'on sache, ou alors faudrait t'y mettre sérieux parce que pour l'instant la planète terre n'a pas reçu beaucoup de manifestation de ton art...
Renée : Quand même faut les lire ces p*** de livres ! Et quand on m'enverra l'histoire d'un homme parti en plein coeur du Kazakhstan mettre la main sur sa chèvre perdue dans une tempête, tout ça sur 500 pages et que je devrais la lire et pondre un commentaire pertinent et fin en moins de 3 semaines ? c'est pas du boulot ça !
Voix off : Arrête de pleurnicher car t'as du taff. Je te rappelle que t'as 3 livres à lire et à commenter avant le 25 août. Y'en a pleins qui voudrait être à ta place. Alors, c'est pas parce qu'un excité te serine « travailler plus, pour gagner plus » qu'il faut le croire, non mais...!

Renée


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Posté par Renee Poule à 08:14 - making off - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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