24 juin 2009
Une fin de cérémonie inattendue
Ladurée, le repère pré-remise des prix de Elle
Je sais, je sais... Je vous ai lamentablement laissés tomber en vous abandonnant sur votre faim. Vous promettant soit disant, des révélations fracassantes... Mouais, je me doute que maintenant vous ricanez et vous avez raison. Pourquoi donc vous faire lambiner si longtemps si c'était si important que ça?
OK, mea culpa. Je suis partie comme une voleuse pour aller papillonner en d'autres lieux. Je suis sortie à droite et à gauche, j'ai flirté avec Roland-Garros, je me suis remise au sport intensif, j'ai renoué avec le théâtre et le cinéma et mes weeks-end m'ont permis de m'échapper de la capitale. Donc, au bout du compte, comme je ne suis pas encore branchée cérébralement sur la toile pas facile de tout mener de front. Aujourd'hui, je répare enfin mon outrecuidante échappée pour vous conter enfin l'issue de cette cérémonie des prix.
Avant d'en arriver au dénouement, je tenais à vous dire que cette journée avait été incroyablement agréable car elle venait apporter des visages réels aux correspondantes virtuelles de mon imaginaire après plusieurs mois d'échanges par blogs interposés. On s'est retrouvées avant, on a refait le prix, on a commenté nos coups de coeur et nos pires lectures en échangeant à tout va. Une prise de contact en chair et en os autour de macarons pas piqués des hannetons.
La cérémonie n'en a été que plus agréable car on formait le petit groupe des bloggueuses et que l'on a pu picorer et picoler en bonne compagnie au milieu de la haute société littéraire (oui il y avait Beigbedder, oui le club des Elle girls était au grand complet, oui nos trois auteurs primés étaient tous extrêmement sympathiques). Après avoir un peu titillé Jacqueline la grande (on n'a pas pu s'empêcher), on a fini par se séparer en fin de soirée. Moi dans ces cas-là, je m'attarde, je picore jusqu'aux dernières tartelettes et je fais durer le plaisir jusqu'au bout. Du coup, je suis restée parmi les dernières personnes.
Après avoir manqué plusieurs fois d'aller me ridiculiser en entamant la conversation avec Eric (pour les détails c'est par là), je suis finalement allée papoter avec mon libraire sur lequel j'étais tombée nez à nez en milieu de soirée. Et là, tenez-vous bien mesdames et messieurs les lecteurs, j'ai appris que Caryl Ferey le lauréat du polar, était hébergé juste au-dessus de sa librairie pour écrire, et que le livre que j'avais tant aimé avait été rédigé à moins de 100 mètres de chez moi! Ni une, ni deux, il est allé chercher l'auteur en question et j'ai pu échanger à nouveau de façon privilégiée avec eux deux. On a parlé quartier, bars du coin, livres et je me suis vue invitée par eux, la prochaine fois qu'ils prendraient un verre en terrasse du café qui jouxte la librairie.
Inutile de vous dire que je suis rentrée chez moi (le ventre plein) et fière comme un paon!
Renée, l'amie des stars
03 juin 2009
La cérémonie du Prix de Elle, info ou intox ?
Le voici le voilà, le compte-rendu tant attendu. Après le teasing faut bien s’y coller. Mais qu’est-ce qui s’est donc passé à cette cérémonie avec ces quelques stars qui se battaient en duel et les membres éminentes de la Elle's team ? Et bien justement, comme certaines le savent déjà et l’ont même annoncé sur leur blog, y’avait pas moins qu’Eric Reinhardt. Pour tout vous dire, j’avais été démangée à plusieurs reprises de lire son dernier opus « Cendrillon », comme il avait été encensé par la critique mais je n’avais pas sauté le pas. Il faut dire que les Inrocks en disait à l’époque le plus grand bien et je vous avoue que dans le domaine de la critique littéraire je suis plus que sceptique quant à leurs choix. Ils ont parfois le don de porter aux nues des livres à la bobo-attitude un peu chiants.
Et là, devant cette bombe atomique d’Eric Reinhardt, je me remémorais avec désappointement les raisons qui m’avaient fait sauter la case « Cendrillon ». Alors qu’il était en train de me sourire, et de s’avancer vers moi pour m’embrasser sauvagement, une harpie de buffet (y’en avait aussi ici, nul n’est à l’abri de la sauvagitude même pas dans un buffet de Elle) me tira du doux rêve que j’étais en train de faire. Fallait que je me rende à l’évidence, le Eric il en avait rien à secouer de moi Renée, cette membre du jury 2009 perdue parmi les autres. Et en plus, je n’avais aucun moyen de m’approcher de lui ni même d’entamer la conversation si ce n’est : « J’ai beaucoup entendu parler de votre livre, je ne l’ai pas lu, il est bien ? ».
J’ai dû me résigner à rejoindre mes copines de blogs pour aller haranguer la proie facile comme les lauréats de cette année que nous avons pris en photo en long en large et en travers avec nos augustes personnes. N’empêche, on s’est bien marrées, à défaut de choper le Reinhardt ou le Beigbedder (à qui je n’ai pas parlé non plus mais qui m’a servi pour vous appâter chers lecteurs). À la place, on est allées questionner Jacqueline, qui s’est avérée être la Mata Hari de ce prix. En fait, elle sait tout. Elle s’est lancée elle-même sur la piste des bloggueuses en folie et nous a démasquées toute seule. Si, c’est pas du professionnalisme ça. Moi je dis chapeau, quel talent ! Inutile de vous dire que je me suis faite toute petite. Elle avait donc suivi mes boutades depuis le début. Mais t’en fais pas Jacqueline, tout ça c’est pour rire, car en fait, on t’aime…
Pour le compte-rendu détaillé, intelligent, sérieux et professionnel et qui ne dit de mal de personne, filez vite sur le blog de mes cop's de prix chez Enna, Amanda, Emmyne et Clochette.
Renée, qui a encore plein de choses vraies et fausses à vous raconter sur cette cérémonie et qui doit encore vous narrer ce qui arriva à la fin quand toute les bloggueuses m’eurent abandonnée et que je me fus retrouvée livrée à moi-même avec tout le gratin.
La suite au prochain épisode…
27 mai 2009
Debrief express de la remise des prix de Elle 2009…
Allo le monde, ici Paris, en direct des salons France Amériques pour une remise des prix prestigieuse du Prix littéraire des lectrices de Elle. Avant de rentrer plus en avant dans les coulisses de MON événement de l’année 2009, je ne vous laisse pas languir plus longtemps pour vous donner le nom des lauréats (J’ai même piqué la place de ma copine DQJM pour faire passer mon message avant le sien afin que que vous ayez la primeur de l’info). Et bien, oui c’est possible. Votre minable critique littéraire (j’ai du parler en tout et pour tout sur ce blog d’un seul livre qui ne faisait pas partie de la sélection), va essayer de faire une journaliste de terrain potable (et je peux vous assurer que j’en ai des choses à vous révéler). Roulements de tambour attention….suspens….
Catégorie roman
Les déferlantes de Claudie Gallay
Catégorie polar
Zulu de Caryl Férey
Catégorie document
Sans blessures apparentes de Jean-Paul Mari
Pour fêter les 40 ans, notre magazine a vraiment mis le paquet et je peux vous dire que ça en jetait. Les auteurs primés avaient été invités (dingue non ?), l’adresse sur notre carton d’invitation était la bonne (on ne s’est donc pas perdues dans Paris avec toutes mes copines critiques et bloggueuses), le champagne et les petits fours étaient au rendez-vous (apparemment la Veuve Cliquot est une grande amie de Jacqueline) et on a été couvertes de cadeaux. Je vois d’ici vos sourires interrogateurs sur la teneur desdits cadeaux. Parce que vous croyez bande de naïfs qu’on allait simplement être abonnées pour nous remercier ? Accrochez-vous c’était encore mieux que ça. On nous a offert à toutes 3 carnets estampillés au nom de Elle avec des pages blanches pour que l’on devienne les nouvelles Claudie, Caryl et Jean-Paul de demain. J’aime mieux vous dire qu’on en pleurait de larmes de reconnaissance devant tant de bonté. Et c’était tellement la fête que tous les invités ont eu leur sac. Je me suis sentie, une star parmi d’autres car j’ai quitté la cérémonie à l’instar de Frédéric Beigbeder (pour ne citer que lui car y’en avait du people au m2) avec mes cadeaux sous le bras…
Ben, elle était pas peu fière la Renée j’aime mieux vous le dire…
Bon allez zou je vous laisse. Je redonne la parole à mes copines de blog et je vous promets des révélations fracassantes très vite pour le résumé en détail de cette journée mémorable.
Renée
24 avril 2009
Le Prix des lectrices 2009 : le bilan
Et oui, le Prix toujours le Prix, cela faisait un moment que je ne vous avais pas bassiné avec "mon" Prix des lectrices de ce magazine féminin très connu que je ne citerais pas (ben oui, je lui ai fait assez de pub gratos comme ça). Et pour cause, que je ne vous en parlais plus, puisque la source des livres s'est tarie. De livres je ne reçois plus parce que le Prix, c'est fini. J'ai achevé mes huit mois en tant que critique amateur et si je n'ai pas réussi à vous décourager de faire partie de l'aventure, filez vite ici car vous n'avez plus que quelques jours pour vous inscrire au Prix 2010. Si vous voulez des conseils pour bien remplir votre candidature, n'hésitez pas à me contacter, il ne vous en coûtera que le prix d'un abonnement à mon nom ;-) (soit beaucoup moins cher que 30 livres que nous recevrez chez vous pendant 8 mois). Oui, je suis vénale, c'est mal (mais je l'aurais cet abonnement, je l'aurais...).
Voici donc venu le temps du bilan, que je vais dresser ici pour vous. Je ne reviendrais pas sur le mode d'emploi incompréhensible pour qui n'a pas fait un nombre certain d'années d'études supérieures. Pour ceux qui veulent persévérer, vous pouvez aller relire sur ce blog, le billet qui vous dressait le topo.
Mon prix à moi se résume en une petite série de chiffres que je vous livre ici en vrac:
8 mois et quelques jours de participation, soit 250 jours de lecture, 29 livres reçus (10 romans, 10 polars, 9 documents) soit 11191 pages lues (réalisé sans trucage. On est des filles sérieuses sur DQJM. On ne vous annonce pas des bilans pour les falsifier, non mais...). Y a t'il toujours autant de volontaires pour l'année prochaine? Tiens c'est drôle, je sens que j'ai perdu des lecteurs. D'après les statistiques, je constate que le lectorat a baissé de moitié. C'est que ça fout les jetons, je reconnais. Je suis pas sûre que j'aurais signé si on m'avait tout révélé au début de l'aventure...
Le Prix pour moi ça a donné au bout du compte: 0 abonnement négocié jusqu'à présent (Jacqueline il est encore temps. Je sais, je me répète, je me répète. Ok j'arrête), 14 billets consacrés au Prix sur ce blog, 6 auteurs de la sélection et 2 de mes fans rencontrés sur le Salon du livre, 0 critique partagée avec vous (ça c'était pour pas me faire repérer mais l'équipe de Elle m'a quand même identifiée. Il faut dire que je me suis livrée en pâture en leur révélant une information-clef), 3 phrases écrites de ma blanche main et publiées dans le Elle "spécial rajeunir" (waow ça en jette) et surtout de nombreux échanges passés et à venir avec mes nouvelles amies blogueuses du Prix avec à la clef une rencontre en chair et en os dans un peu plus d'un mois j'espère.
Au final, la note la plus haute que j'ai attribuée c'est "18" et la plus basse "6". Mon trio gagnant dans les 3 catégories:
Roman: C'était notre terre de Mathieu Belezi (mon chouchou)
Polar: Zulu de Caryl Ferey (bon c'est pas complètement vrai au vu de mes notes mais en fait après mûre réflexion c'est mon préféré. J'espère que je pourrais rectifier quelques notations avant la fin)
Document: Tant que je serai noire de Maya Angelou (éditions Les Allusifs, une très jolie collection)
Ouf, ça y est j'ai fini... Je peux aller maintenant enfin me plonger dans tous les livres que j'avais mis de côté depuis tous ces longs mois. Prochain rendez-vous à vous narrer: la remise de prix fin mai... avec les auteurs j'espère, mes nouvelles copines surtout et l'indispensable Jacqueline ma muse, bien sûr!
Renée
23 mars 2009
Faille spatio-tempor'Elle
Le début de l'année 2009 pointait le bout de son nez. J'avais plutôt bien négocié les agapes de Noël sans incident diplomatique familial (en même temps je vous rappelle que ma famille c'est un peu la famille Ingalls, comme dirait DQJM, alors y'a pas trop de risque normalement!). Je venais de lire l'un de mes meilleurs coups de coeur du Prix des lectrices de Elle avec "C'était notre terre" de Mathieu Belezi (à l'occasion il faut vraiment que je vous en parle) et je m'apprêtais à aborder 2009 avec sérénité... Tout s'annonçait sous les meilleurs auspices sauf que ma folie de l'ivresse m'a reprise à tous les niveaux !
Comment ça, me direz-vous, pas de quoi fouetter un chat, ni de quoi disparaître de la blogosphère à cause d'une pauvre petite coupette! Quelques verres et Renée s'écroule, c'est quoi donc que cette excuse à 3 centimes d'euros? En fait, le truc c'est que j'ai pas vraiment dessoûlé pendant deux mois : je me suis grisée de pages à lire, enivrée de sorties, rassasiée de boulot et saoulée d'internet. C'est ça quand on abuse des bonnes choses. Le seul moment où j'ai dégrisé c'est en faisant mon marathon madrilène avec DQJM mais je vous rappelle qu'elle a été obligée de m'enfermer pour me calmer.
Du coup, j'avais envie de pleins de trucs sauf de passer une tête ici pour voir ce qui s'y passait tellement j'arrivais pas à me concentrer. J'ai donc balancé des vents à droite à gauche. Enna me tague? Même pas peur, j'ignore, je réponds même pas... On me crie de revenir dans les commentaires. Rien à faire, je me balade dans les rues, dans les soirées, dans les couloirs de métro... J'entends rien de toute façon... Je fais ma pimbêche. DQJM et Hortense se lamentent que je les abandonne et DQJM menace d'arrêter le blog, même pas froid aux yeux, je fais la sourde oreille. Pimbêche je vous dis, que je suis en vrai. C'est testé et approuvé.
Bon, en même temps, j'ai pas chômé mais ce qui m'a réveillée complètement de ma léthargique griserie, c'est le coup de semonce de Jacqueline et je peux vous dire qu'elle a frappé fort ! Et cela, pas plus tard que le mois dernier. J'attendais bien sagement une de mes dernières livraisons de livres que la Poste tardait encore à me délivrer (je ne vous ferai pas subir à nouveau mon énervement à ce sujet. Allez donc voir là et là si vous ne connaissez pas encore l'histoire de ma haine farouche de nos messagers en jaune d'oeuf). J'ai laissé passé une bonne semaine après avoir été avertie de l'envoi de mon colis et puis un peu inquiète, j'ai envoyé un mail à la rédaction. Et en fait, de livres j'ai failli de pas être soûlée du tout puisque j'avais été oubliée dans les envois. Branle-bas de combat chez eux, j'ai eu en ligne quelqu'un de l'équipe qui m'a organisé une livraison directement sur mon lieu de travail par coursier. J'ai même pas eu besoin de me déplacer jusqu'à mon bureau de poste. M'est avis que je vais peut-être avoir des problèmes de livraison pour la réception de la dernière livraison... (hihihihi).
Du coup, à cause de ça, j'ai eu plus de 1700 pages à lire en 15 jours avec 3 critiques à pondre pour le même prix d'un non-abonnement! Oh yeah! Mais Jacqueline, je n'ai pas flanché! Même pas peur, j'ai tout rendu à temps mais du coup comme vous avez pu le constater au détriment de ma présence parmi vous. On n'a rien sans rien, la vie est vraiment une jungle...
Renée
17 mars 2009
Renée au Salon du livre...
...ou pour être plus précise comment Renée (c'est-à-dire moi) prend le melon.
Ca y est, enfin, pas plus tard que ce week-end, j'ai enfin pu rencontrer mes collègues du Prix littéraire de Elle en chair et en os; passque que moi et toutes les autres, on était conviées à siroter un petit thé en toute simplicité sur le stand du magazine au Salon du livre. O joie, ô bonheur, enfin un peu de contact dans la froideur littéraire de ce prix! Bientôt huit mois que l'on trime chacune dans son coin et à part les quelques mails de l'équipe du magazine, et mes échanges sur la toile avec d'autres bloggueuses, ben de la chaleur humaine j'en n'avais pas tâtée beaucoup jusqu'à présent.
Première bonne nouvelle, je suis rentrée entière. Jacqueline ne m'a pas étripée; soit parce qu'elle ne m'avait pas repérée (et croyez-moi, de toute façon, je me suis tenue à carreau), soit parce qu'elle avait décidée de m'ignorer avec superbe. Deuxième bonne nouvelle, j'ai croisé plusieurs auteurs dont notamment Claudie Gallay et Jean-Paul Mari sur le stand et les échanges que nous avons eu avec eux étaient très simples et passionnants. Du coup, c'était un joyeux souk: on se découvrait entre lectrices tout en admirant les auteurs qui sont passés rien que pour nous : du bonheur en barres, je vous dis que ça (même si dans ce genre de situation y'a toujours des têtes à claques mais je ne ferai pas de délation ici, je préfère m'attarder sur les choses sympas).
Alors que j'en étais à m'interroger sur la façon dont j'allais m'y prendre pour entrer en relation avec les bloggueuses que je lis (Enna ce sera pour la prochaine fois!), j'ai commencé à entamer la conversation avec les gens autour de moi, un petit verre à la main (j'ai été super raisonnable, j'ai refusé le champagne que l'on me proposait pour éviter tout dérapage du genre: Jacqueline, en string!!!! Jacqueline, en string!!!). C'est donc munie d'un verre de jus de pamplemousse et d'une tartelette à la framboise que j'ai essayé d'établir le contact avec mes voisines en lançant le sujet sur les échanges sur le net pour essayer de trouver une autre bloggueuse l'air de rien (y fallait pas que je me fasse repérer par n'importe qui non plus).
" Et..., vous suivez des blogs littéraires, vous?" avançais-je prudemment.
Mon interlocutrice me répond de but en blanc : "euh, oui, un avec Renée de "De quoi j'm'emmêle", je crois". Et mon autre voisine de surenchérir dans la foulée "ah moi, aussi je le lis ce blog, j'aime bien!".
Oh... my... god... ! (voix intérieure) Oh stupeur ! (encore la voix intérieure). Je suis devenue rouge pivoine en l'espace d'une seconde, mon cœur a bondi dans ma poitrine. J'ai du prendre un regard de lapin pris dans les phares d'une voiture en jetant un coup d'œil du côté de Jacqueline pour vérifier qu'elle n'avait pas entendu... Ouf, elle papote avec Serge Bramly... Et là, gros cas de conscience... Est-ce que je me fais passer pour une lectrice du blog genre moi non plus j'en n'ai pas, mais je le lis aussi et c'est vraiment d'la balle : un humour corrosif, une bonne humeur palpable sous la verve d'un discours intelligent et toujours bienveillant... ahahah. Et puis, en fait, j'ai juste marmonné: "euh, ben... c'est moi Renée" et je me suis dévoilée. Du coup, je profite de ce billet pour remercier Delphine et Nadège pour leurs compliments en direct qui m'ont beaucoup impresionnée. Et pour la peine, je vous ferai comme à elles, deux confidences: et bien non je n'ai pas 50 ans contrairement à ce que mon prénom semble suggérer, je suis plus jeune. Et oui, les pieds sur la bannière du haut sont bien les nôtres...
Renée qu'a pris le melon grave.
11 février 2009
Help...
Suis retenue captive à Madrid STOP Ai profité de l'endormissement du bébé et de DQJM pour vous écrire STOP DQJM ne veut pas me laisser repartir en France STOP Elle attend que j'ai rattrapé mes 4 365 billets de retard avant de me relâcher STOP M'enferme avec le bébé hurleur si j'arrête d'écrire STOP Je n'arrive pas à me concentrer STOP Mon bureau a lancé un avis de recherche ne m'ayant pas trouvée présente ce matin STOP Promis je ne boirai plus de champagne et serai plus assidue avec le blog STOP Promis je reviendrai souvent à Madrid STOP Promis je ne laisserai pas mes copines de blog se dépatouiller toutes seules pour vous divertir STOP Promis je trouverai des idées mortelles top de la balle pour venir vous voir souvent STOP Promis je vous parlerai des livres de Elle pour que vous arrêtiez de douter que je fais partie de ce fichu jury des lectrices STOP Je vous laisse j'entends du bruit, je retourne dans ma prison d'amie STOP A très vite j'espère...
Renée en captivité
19 décembre 2008
Tic tac tic tac tic tac....
Bon, il faut que je vous avoue quelque chose. Vous avez le droit de savoir puisque vous suivez de temps en temps l’état de ma déchéance. Oui, je bois. Oui, j’ai eu tendance à me réfugier auprès de mon ami champagne ces derniers temps. Ces histoires d’alcool intempestives, ces pulsions alcooliques sont dues à la rude épreuve que je traverse en ce moment. Jusqu’à présent j’avais réussi à faire bonne figure mais là je craque et vous avez le droit de savoir pourquoi.
Oui, je bois, farpaitement, pour tenir et réussir à aller au bout de ce parcours du combattant qu’est le Prix des lectrices de Elle. Pourquoi croyez-vous que l’on a été sélectionnées au bout du compte ? C’est parce qu’on est peu nombreuses à avoir le profil kamikaze des lectrices acharnées qui sont prêtes à tout pour rendre leur travail de critique à temps. Et parce qu’on est peu nombreuses à tomber dans le panneau…
Amies lectrices du Prix, oui c’est à vous que je m’adresse, détrompez-moi si le scénario que je vais vous compter n’est pas le même que celui que vous vivez chaque fois que vous parlez de votre expérience de jurées à votre entourage. En général, pour moi, cela se passe toujours de la même manière.
D’abord, mes interlocuteurs s’animent : « Quoi, tu fais partie du jury du prix des lectrices de Elle ? », « Mais c’est génial ? », « Et, tu reçois des livres gratuitement ?», «Et comment as-tu été sélectionnée ?».
Là, c’est la partie sympa. Normal, on vous caresse dans le sens du poil. Vous faites figure de grande lectrice. Vous sortez du lot et on vous admire ! Une sorte de gloire simple que l’on boit comme du petit lait… «Ah oui, je suis formidable…» «Non, ce n’est pas grand-chose tu sais…» «Je te filerai des tuyaux si tu veux participer l’année prochaine…»
Et puis, commence la partie moins sympa avec des questions plus précises : «Et comment ça marche ce prix ?» «Tu as combien de livres à lire ?» «3 en 3 semaines ? Mais c’est énorme !» «Et tu dois écrire combien de lignes pour tes critiques ?» «T’es jamais passée dans le journal ? Non, ah bon...», «Tu es abonnée gratos alors!» (ahahah ricanement nerveux).
Bon, évidemment à force de vous cuisiner, vos interlocuteurs finissent par découvrir l’étendue de la tâche qui vous incombe (ou à peu près car finalement, ce prix quand on n'en fait pas partie, on n’y comprend rien) et je vous mets au défi, amies jurées, de trouver finalement un grand nombre de personnes prêtes à tenter leur chance pour la prochaine édition. Parce qu’après votre journée de boulot, il faut savoir, éventuelles candidates, qu'il faut LIRE et ÉCRIRE DES CHOSES SUBTILES pour Jacqueline, qui à mon avis se marre tous les ans comme une baleine à l’idée du mauvais tour qu’elle a réussi à jouer aux nouvelles 120 jurées … ahahahah morte de rire….
Et puis, ce mois-ci pour couronner le tout, c’est mon mois. Le mois des 7 livres à lire et des 7 critiques à renvoyer en un mois et demi. Et là, j’aime mieux vous dire que ça urge grave car c’est pour ce soir minuit dernière limite…arghhh… Voilà pourquoi je vous causais pas beaucoup ces temps derniers.
J’attrape la bouteille de calva, je ne vois plus que cela. Qui sait, cela donnera peut-être une couleur particulière à mes critiques. Passera, passera pas dans Elle ? La suite au prochain épisode.
Renée, au bout du rouleau
27 octobre 2008
Overbookée grave...
Ola!
Pour cause d'écriture intensive de critiques avant la deadline pour le Prix des lectrices de Elle et de dure retombée dans la réalité du monde du travail après mon escapade madrilène chez DQJM, j'ai un peu de mal à reprendre mes esprits... Quoi ! écrire sur un blog! Mais attendez mon bon monsieur, c'est que j'ai pas que ça à faire ! J'ai du boulot moi!
Comme j'ai conscience de vous abandonner lâchement et que je me sens un peu coupable, je livre à vos yeux esbaudis cette absurde facétie qui m'a bien faite rigoler ce week-end. En attendant d'avoir le résumé de ma semaine de vacances, voilà de quoi vous mettre sous la dent, de la plume de Bill Waterson:
"La preuve irréfutable qu'il existe une vie intelligente sur une autre planète,
c'est qu'ils n'ont jamais cherché à nous contacter".
Hasta pronto !
Renée
16 octobre 2008
Oui-oui au pays des drogués et des infanticides
Bon, je vous ai déjà raconté à quel point la vie d'une critique pouvait être compliquée, du fait qu'une critique ne sort plus, ne voit plus personne et s'attache à son ordi pour rendre ses commentaires à temps tout ça à cause de la Poste. Je vous ai déjà narré à quel point ce monde est d'une ignominie monstrueuse du fait que nous, critiques en herbe, ne sommes pas félicitées par la moindre parcelle de numéro du magazine de Elle pour nous remercier (je sais cela devient lassant de revenir toujours à ça mais que voulez-vous j'aime le comique de répétition).
Aujourd'hui, petit billet d'humeur pour râler sur la nouvelle sélection. Mais qu'est-ce qu'il leur prend à Elle? Veulent nous filer une dépression? Je suis en train de me dire que je me suis trompée de case, quand j'ai accepté de participer à ce prix. J'ai dû cocher la case Koh-Lanta littéraire en fait. Sur les trois livres que j'ai reçu pour la sélection de novembre tous les livres nous plongent dans l'histoire abominable de jeunes enfants. Je vous résume en gros le déroulement de mes journées de la semaine dernière ce qui vous permettra de comprendre pourquoi je suis restée silencieuse pendant tout ce temps et que je n'ai pas réussi à vous passer le bonjour. En gros, j'ai d'abord découvert l'histoire de Baby, une gamine de 12 ans dans La Ballade de Baby de Heather O'Neil et j'ai enchaîné avec celle de Saville un charmant garçon de 4 ans dans L'affaire de road hill house de Kate Summerscale. Pour vous faire un tableau précis de ce que j'ai vécu, voilà à quoi a ressemblé ma semaine au jour le jour. Je vous livre des tranches de lecture piochées pendant les transports en commun qui ponctuent ma journée le matin et le soir:
Lundi: Lever, "Baby vit avec son père et change souvent d'appartement à cause de problèmes d'argent", journée de boulot longue et éprouvante, "Baby a perdu sa mère très jeune et elle vit seule avec son père drogué", dîner, dodo.
Mardi: Lever, "Baby se retrouve en famille d'accueil, son père se drogue toujours", journée de boulot longue et éprouvante, "Baby parle avec les SDF qui sont ses seuls amis", dîner, dodo.
Mercredi: Lever, "Baby est violée, elle tombe entre les mains d'un souteneur", journée de boulot longue et éprouvante, "musique sur mon ipod, je fais l'impasse sur mon livre", dîner sans baby, dodo.
Jeudi: Lever, "Baby tombe dans l'héroïne pour tenir", journée de boulot longue et éprouvante, "trajet sans baby, sans musique, j'ai besoin de vide", dîner sans Baby encore et dodo.
Vendredi: Lever "fin de l'histoire de Baby, dur dur mais faut aller bosser", journée de boulot longue et éprouvante, "trajet du retour sur les rotules, heureusement y'a Saville qui m'attend à la maison", dîner lecture? "et là je découvre Saville, le charmant bambin de 4 ans qui se fait assassiner dès les premières pages!", dodo.
Week-End avec Saville dans une top ambiance de loufoquerie, vous imaginez bien, avec cette énigme: "mais qui a tué Saville, sa soeur ou son père? "
Mais pourquoi tant de haine Jacqueline? Ta vie est un tel conte de fées que tu cherches à te payer des sensations fortes par le biais de tes lectures du boulot? Ou bien, tu développes une certaine forme de sadisme, pour voir qui tiendra le coup jusqu'à la fin de l'année? Tout ça pour vous dire qu'il faut avoir le coeur bien accroché quand on critique à Elle; ce n'est pas pour les âmes sensibles. Et là, sur ma table de nuit, m'attend quand j'aurais fini d'élucider le meurtre du petit Saville, Zulu de Caryl Ferey que même Hortense m'a dit "c'est bien mais y'a des moments un peu trash!"
Vous savez quoi, c'est qui qui part en vacances bientôt avec Oui Oui à la plage? C'est bibi.
Renée





