21 septembre 2009
les voila les crevettes espagnoles
Oui j'avais promis, oui j'avais dit "suppliez moi et vous aurez la recette des crevettes espagnoles qui déchirent leur mère" et puis plus rien, trop occupée à vous faire découvrir ma nouvelle home sweet home et accessoirement à soigner un tamagoshi déjà malade après 3 jours de crèche. Non c'était pas la grippe, juste une petit rhino-pharyngite, histoire de te rappeler que le crampon chope tout ce qui traîne et que derrière sa mère est KO pendant 3 jours à son tour.
Mais revenons à nos moutons. Vous la voulez cette recette ? Ben la voilà ... Nous ici on adore et on se la refait, histoire de croire qu'on est encore un peu en vacances !
Pour 4 personnes il vous faut :
600 gr de grosses crevettes crues
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 cuillères à soupe de Xeres (prononcez réres à Madrid)
1 gousse d'ail
1 pincée de piment d'espelette
1 petite poignée de persil plat frais
sel et poivre
- Préchauffez le four à 220°.
- Décortiquez les crevettes et laissez les queues. Oui c'est relou mais le jeu en vaut la chandelle.
- Emincez l'ail.
- Etalez les crevettes dans un plat allant au four, répartissez ces ingrédients avec l''huile et le Xeres.
- Enfournez 10 minutes jusqu'à ce que les crevettes soient roses grésillantes.
- Sortir du four, parsemez de persil haché et le tour est joué.
Servir chaud avec un peu de riz, un Tarriquet et on se régale.
Hortense
10 septembre 2009
à mi chemin entre crevettes et melons...
...Alors on nous a fait miroiter une recette de crevettes de la mort et je sais pas vous, mais moi, j'ai rien vu. Du coup, histoire d'alléger cette attente insupportable, je vous propose ma recette de folie de l'été. Je le fais d'autant plus vite que logiquement dans quinze jours, plus un melon sur vos étals... Et oui car c'est de melon dont on parle. J'avoue, j'ai toujours éludé ce sujet hautement polémique en thérapie mais j'ai un problème de melon. Si. Je n'aime pas manger des choses sucrées en entrée ! Alors quelqu'un peut il m'expliquer cette sale manie française de te coller le melon sous le nez pour démarrer un repas ??!!??? Et ne me parlez pas d'y adjoindre du jambon ou je vous vomis dessus !
Bref, ça, c'était jusqu'à ce que mon chef cuisinier chéri d'amour qui déchire sa cocotte minute me fasse goûter cette recette. Pour la petite histoire, alors que je me pâmais de plaisir dans son restaurant en dégustant cette fraicheur de melon au chèvre et au pesto sous l'oeil d'un breton paniqué par les bruits équivoques que je poussais, il m'a repérée et est venu nous saluer. On a papoté cuisine du sud, enchainé sur sa recette. Goguenard, il m'a dit que je pouvais la lui voler et m'a conseillé d'ajouter une figue fraiche au milieu. Pour la petite histoire toujours, il a vu qu'on se partageait une entrée à deux (histoire de se baffrer de déssert en toute impunité... SI c'est logique !), il est reparti en cuisine... pour en ressortir dix minutes plus tard nous échanger notre assiette vide contre la même entrée avec une figue et un peu de cumin !
Oui, je sais, je parle, je parle, j'évoque ma cantine, mon adresse secrête à Paris tout ça tout ça et je vous donne même pas l'adresse hyène égoïste que je suis. Bon allez, c'est bien parce que c'est vous (deux). Je veux bien partager.
A mi chemin (chez Virginie)
31 rue Boulard - 75014 Paris - 01 45 39 56 45
(pas de menu, plats à la carte en fonction du marché, plus ou moins 40 euros par personne sans les vins)
Melon au pesto et au chèvre :
Il vous faut : un bon melon coupé en gros dés, un chèvre frais type petit billy mixé avec un peu de crême fraiche pour faire une grosse quenelle au centre de l'assiette; une vinaigrette faite d'huile d'olive, de sel, de poivre et de basilic haché.
C'est tellement bête que j'ose à peine expliquer la préparation, on touille le melon avec la sauce. Au centre de l'assiette, on place sa quenelle (deux cueillères à soupe pour la faire) et on la cerne du melon huilé. Voilà !!!!! Et donc si on veut lui donne un petit côté oriental, on place à côté du chèvre une figue fraiche bien mure bien bonne ouverte avec une micro dose de cumin dessus.
DQJM
ps : et sinon Hortense, elle est où ta recette ?
18 juin 2009
tuerie andalouse
Oui alors d'accord, elle était un peu facile celle là mais que voulez vous ? J'ai mangé ce petit bijou au nord de l'Andalousie, perdue dans 400 hectares de chênes et au beau milieu d'une petite centaine de taureaux de corrida ! Bref, de quoi je parle ? Mais de Salmorejo ma bonne dame !
Oubliez le gaspacho, c'est trop 2008 comme concept et bienvenue au Salmojero !
La Recette : Alors donc il vous faut pour deux gros mangeurs ou quatre petits, c'est selon.
Ingrédients : 4 tomates bien mures, bien juteuses, bien goûteuses (la première qui me dit qu'on trouve pas ça en France un 15 juin va dans son blog)
4 tranches de pain de mie bien blanc qu'on a mouillées puis essorées et dont on a retiré au préalable la croute
20cl d'huile d'olive (oui c'est beaucoup, en même temps c'est espagnol comme plat je rappelle)
1 dent d'ail (oui ici on dit une dent, donc un grain une gousse dixit tobette)
un peu de vinaigre
du sel
4 oeufs durs
4 tranches de jambon cru coupé en tout petit petit
Préparation : Pour le faire, vous attrapez vos ingrédients et vous dépoussiérez votre blender acheté fin 2007, début 2008.
Vous y mettez les tomates, puis l'huile, puis l'ail, puis le pain et hop ! Blendez ! Au final, vous devez obtenir une soupe bien épaisse. Vous arrangez votre affaire (une tomate de plus ou un peu plus de pain ou un peu plus d'ail, bref, vous vous débrouillez un peu quoi, en goûtant).
Vous assaisonnez. En suite, vous coupez l'oeuf dur en petits bouts et vous disposez sur l'assiette ou le bol de salmojero. Idem avec le jambon et voilà. Y a plus qu'à manger.
Donc ça prend.... 5 minutes à faire et c'est une tuerie. Z'avez intérêt à me tester ça et à commenter de bonheur tout en bas, sinon moi j'arrête de manger gras pour vous dégotter les bonnes recettes. On répète après moi : SALMOREJO !
DQJM andalouse
ps : ce sont mes pieds sur la photo ET c'est le décor de mon dernier we prolongé que si jamais y a une vanne désagréable, je vous fais un post super long sur mon we andalous...
23 mai 2009
à table !
Je suis tombée dans une grosse période de mémérisation et bien évidemment ma cuisine n'est pas en reste... Alors dans le désordre, j'ai enchainé les tartes au citron ET les ratatouilles. Je me suis gavée de fraises et de rhubarbe. Je gobe les avocats. C'est pas encore ce mois ci qu'on verra mes kilos en trop se barrer. Damned.
Et puis la semaine dernière, Hortense m'a réclamé THE recette espagnole (andalouse) qu'on adooooore chez les exilés. Spinacas y garbonzos (les épinards et pois chiches).
Donc pour des spinacas y garbonzos pour deux gloutons ou quatre fins gourmets :
Il vous faut un sac de 500 gr d'épinards congelés de chez Picard (qui vient s'exporter en Espagne quand il le sent hein !!!).
Une boite de conserves de pois chiches
Du coulis de tomates (maison ou pas, si pas, pitié sans additif, parfums et autres glutatrucs) ou bien vous êtes l'heureuse propriétaire d'un robot et 4 tomates bien mures broyées feront l'affaire (en saison parce qu'en ce moment, j'ai des doutes...)
De l'ail et du persil et un gros oignon haché
La dose d'huile d'olive (sinon c'est pas espagnol)
Une bonne pincée de cumin, du sel et du poivre du moulin
Pour préparer la chose, il vous faut une sauteuse. Vous faites revenir l'oignon dans la dose d'huile d'olive. Vous ajoutez les épinards (décongelés et sans eau). Vous cuisez une dizaine de minutes. Puis vous ajoutez les aromates et les garbonzos. Vous laissez mijoter aussi longtemps que possible (disons à minima une vingtaine de minutes) histoire que tout ça compote bien.
Y a plus qu'à déguster super chaud. Si vous avez un bon chorizo (ou une bonne saucisse sêche) et pas un breton végétarien, vous pouvez les ajoutez en début de cuisson à l'oignon pour donner un peu plus de goût. Pour les végétariens, un anchois haché donne le même résultat (c'est ma botte secrète faut pas le dire).
Enjoy.
DQJM
09 mai 2009
me gusta las croquetas*
Y'a pas que le sport à Madrid, y'a aussi les fameuses croquetas ! La croqueta c'est du bonheur en barre pour les papilles. Dégustée au gré de mes virées dans les bars à tapas avec DQJM, je vous livre une recette dénichée on the woueb again que je ne vais pas tarder à tester. Gare aux mauvaises croquetas. J'crois que le secret des croquetas réussies réside dans une bonne béchamel. Tu confirmes DQJM ?
- Préparer une sauce béchamel bien ferme. Ajouter au choix : alumettes de lardons, fromage râpé, poulet, poisson, etc...
- Former des boules (bouchées) avec cette préparation, les tremper dans un oeuf battu, puis dans de la chapelure (biscottes écrasées).
- Faire chauffer de l'huile d'olive dans une poêle. Quand l'huile est bien chaude, faire dorer les croquetas, qui doivent être bien croustillantes !
Préparation : 20 min
Cuisson : 5 min
EDIT : DQJM, je veux j'exige ta recette des épinards aux pois chiche, un PUR régal !
EDIT 2 : pour celles qui cherchent une recette de tortilla, Rosy De Palma nous livre la sienne dans le Elle de la semaine dernière, oh yeeah. DQJM je te la scanne ?
Hortense *aime les croquetas
27 décembre 2008
in pano veritas
Tadaaaaaa. A y est. En retard, mais a y est. Je l'ai. J'ai le dernier it gadget culinaire qui manquait à ma cuisine. Après l'appareil à raclette so 80's (méfiez vous ça va revenir sous peu
z'allez voir. D'ici qu'on (re)mette des pulls à manches chauve-souris y a pas loin de toutes façons), après l'appareil à yaourts vintage (de retour la saison dernière avec sa cohoooorte de livres adhoc), après le blender, après le kitchenaid (revendu sur ebay), le magimix (acheté cet été enceinte jusqu'aux yeux), sous vos yeux ébahis, mesdames, monsieur, je demande la MAP ! (roulement de tambour de circonstance).
Alors premier constat : c'est un jouet de feignasse, y a rien à faire d'autre que lancer les ingrédients dans la cuve et attendre.
Deuxième constat : c'est bruyant quand ça touille alors ne la lancez pas sur les 23h si vous habitez en appartement dans de l'ancien. Enfin sauf si y a embrouille permanente avec la voisine du dessous qui chante de la zarzuella en jouant des castagnettes TOUS les matins de l'année, qu'il pleuve ou qu'il vente (mais c'est une autre histoire).
Je vous passe sur l'achat de la dite machine à pain chez l'allemand ALDI sur les bons conseils du Confit c'est pas gras. Je vous raconte pas le retour en bus avec Choup dans le porte bébé positionnée DEVANT mon ventre (le tamagotshi pèse actuellement 7,350kg) ET le carton de la MAP (8 kg de 80cm sur 60cm sur 60cm) qui ne pouvait pas être porté devant au risque d'écraser le tamagotshi (et de me faire perdre bêtement ma partie de tama en cours depuis le 8 septembre, ça va pas non ?) ET de tenir sur le côté rapport au fait que mes bras sont trop courts vu la dimension du carton. En sortant du bus, j'ai donc zigzagué en serrant les mâchoires, le carton non calé sur la hanche. Plein de gens ont essayé en vain les chiens galeux de me voler mon jouet sous le prétexte fallacieux de m'aider à porter mon fardeau (la MAP, pas le tama, sont pas fous les gens). Mais j'ai résisté, j'ai dit non. Enfin j'ai dit "no gracias".
En faisant un arrêt tous les cinq mètres pour caler le carton entre ma hanche et le mur / un banc / un panneau / une barrière, je m'en suis pas trop mal sortie. Je pouvais largement faire les 150 m qui me séparaient de la maison en 3h46. Ensuite, il ne me restait plus qu'à haranguer le gars du courrier ce con qui voulait pas de se bouger de devant la porte de mon immeuble alors que j'amorçais ma dernière lancée et me faire alléger du paquet par Hernando le portero (concierge) qui m'a encore balancé un oeil noir en me montant l'objet de tous mes désirs (ouaip je sais ma libido est pitoyable en ce moment) jusqu'à l'ascenseur. Ah béh oui, j'ai oublié de vous signaler que les madrilènes sont trèèèèès friands de marches. Impossible de trouver un immeuble qui n'ait pas sa volée de marche pour monter à l'ascenseur. Du coup, quand vous êtes dotés d'une choup (ou d'un dauphin) ET d'une poussette votre vie quotidienne est dantesque.
Bref, Hernando nous a jetées dans l'ascenseur puis est probablement allé nous traiter de tous les noms d'oiseaux devant le mec du courrier médusé par cette folle qui venait de lui passer sous le nez et j'ai pu enfin rapatrier mon jouet à la maison. Une demi heure plus tard, les larmes me montaient aux yeux, quand toute contente de faire mon premier pain, je réalisais que je n'avais pas de levure à pain et qu'il fallait sortir à nouveau (ceux qui n'ont pas d'enfants en bas âge ne peuvent pas comprendre pourquoi ça fait pleurer de devoir ressortir quand on est enfin rentrés avec un tamagotshi équipé. Oui c'est dans "équipé" qu'il y a toute la subtilité du malheur.) Cette fois, j'ai mis choup dans la poussette et je suis ressortie bille en tête dans Madrid sous le nez d'Hernando qui se demandait quelle connerie nouvelle invention j'allais encore bien pouvoir trouver...
DQJM
Découvrez Louis Jordan and his Tympany Five!
15 décembre 2008
une pépite au pied d'un cep
L'autre jour, j'échangeais des mails avec une amie qui me vantait les mérites du blog culinaire d'Estèbe. J'avais bien ce blog dans ma liste et je lisais de temps en temps ses posts mais sans y consacrer toute l'attention que j'aurais dû. Mea culpa. C'est ça aussi les blogs. Parfois, on les lit trop vite à force de gambader de lien en lien (comme quoi le lien n'est peut être pas un bon critère, mais ne revenons pas là dessus, je m'égare. Qui a dit "encore" ?).
Un matin donc, tôt, après que mon tamagotshi ait englouti sa tétée matinale et que le breton soit parti travailler à l'envol de son avion, je me suis calée au lit, une part de tourte pyrénéenne à la main, le portable sur les genoux pour lire attentivement le blog d'Estèbe. Au hasard d'un lien (encore un !) je me suis retrouvée là.
Depuis ? Et ben depuis je jubile parce que j'ai quelques dizaines de posts à lire (miam) et que j'ai enfin trouvé quelqu'un qui me parle de vin comme j'aime le boire, simplement. C'est tellement difficile d'y entrer, à fortiori quand on est une fille je crois, dans cet univers alcoolisé. J'ai pourtant été à bonne école avec un papa fada de vin, limouxin d'origine et grand amateur de Bordeaux (dont je ne rafole pas, il faut l'avouer...). J'ai appris quelques (trèèèèès grosses) ficelles pour être fichue de choisir un vin au resto ou dans un supermarché. J'ai commencé à arpenter quelques chambres d'hôtes avec le breton pour aller nous fournir en bouteilles mais franchement, je me fais l'effet d'un cheval de traie dans les rayons d'un caviste.
Du coup, on a pensé prendre des cours avec le breton et puis le temps a passé. On a acheté des livres aussi. Mais j'ai toujours la même frustration, le même sentiment de ne pas comprendre la langue. Et là, tout y est. On s'intéresse au vin mais pas seulement, aux amis aussi, aux vignerons et à leur façon de vivre leur vigne. En prime, la photo de la bagnière ressemble à s'y méprendre à une photo que j'ai prise, à vélo il y a deux étés, dans les vignes, entre Narbonne et Béziers. Bref, cet homme là sait faire le lien entre vignerons et novices et ça, ça vaut de l'or. Au fait, j'oubliais l'essentiel. Ca s'appelle "le Vin de mes Amis".
DQJM
03 décembre 2008
le bouillon's addiction
Lentement, mais surement, je reprends le chemin de ma cuisine et ça, ça fait un bien fou. Grâce au transat bébé et à un positionnement éloigné des plaques et de la planche à découper dont je fais TOUJOURS tomber mes couteaux, je garde le tamagotshi vivant ET je cuisine.
Mes marottes du moment ? Compotes, bouillons (parce que j'en pouvais déjà plus des soupes) et calamars in su tinta. En prime, j'ai des photos (pour vous donner envie de vomir parce qu'évidemment, c'est pas super photogénique le calamar in su tinta)...
Pour commencer, ma folie hivernale : les compotes. C'est idiot à dire quand on est adulte mais j'ai toujours plus ou moins été fachée avec les pommes. Alors l'hiver, je vous laisse imaginer la galère... Depuis quelques saisons, j'ai contourné le problème en cuisinant des compotes. J'en suis dingue. Je n'ai pas de recette fixe. Je mets une base de pommes (sucrées de préférence) à laquelle j'ajoute si j'ai envie d'autres fruits (bananes, poires, prunes etc). J'aime y ajouter des fruits secs (raisins, abricots, amandes, noix) et toujours un zeste et un jus d'agrume (avec le citron c'est dé-li-cieux). Je n'aime pas beaucoup la canelle mais j'imagine que le mélange doit pouvoir se faire. Personnellement, je n'y mets jamais de sucre mais ça dépend des goûts. Je pèle, je coupe, je mets à cuire et quand c'est compoté je mange... C'est tellement bête à faire que j'en fais toutes les semaines, tout l'hiver.
Depuis que nous sommes à Madrid, j'ai repris la cuisine des calamars, de la seiche, des supions, bref des poulpes. Avec le breton, on adore ça. Plus que tout, on a une sorte de grande tendresse pour la seiche à l'encre. Comment faire ? Y a pas plus simple. Vous faites revenir un oignon haché dans de l'huile d'olive, vous y ajoutez de l'ail et du persil frais hachés, une rasade de pastis, la seiche coupée en morceau (y compris les tentacules faites pas votre chochote) et vous faites revenir. Du concentré de tomate (ou une boite de tomates hachées) à la cuillère et un peu d'eau si a demande à être mouillé. Quand ça me parait moitié cuit (un bon quart d'heure), j'ajoute l'encre (que j'ai demandé au poissonnier de me mettre de côté). Les feignasses qui ont peur de se salir les doigts peuvent utiliser de l'encre en sachet. Du poivre, du sel. Un riz blanc pour accompagner ou une version rizotto comme j'ai fait ici et hop. Le secret, c'est la présentation, parce que la seiche noire... c'est pas ragoutant pour tout le monde. En tous cas, avec le breton, on se bat pour finir le plat. Si. Même adultes.
Enfin, pour compenser la bouffe espagnole des bars à tapas, je me suis mise aux bouillons. Je sais pas ce que j'ai cette année mais j'ai pas envie de soupe. Marre de bouffer mouliné. Je veux des morceaux. En gros, toujours le même scénario de départ. Du beurre au fond du faitout. Un poireau ou un oignon coupé finement, des champignons de paris, du sel et du poivre. Là dessus, j'ajoute de l'ail ou du gingembre, du sel ou de la sauce soja. J'y mets les légumes du fond du frigo : asperges tranchées finement, courgettes, haricots blancs à la sauce tomate en boite, carottes coupées en dés etc. J'ajoute des petites pates ou du riz ou du boulghour gros ou du blé au gré de mes envies. Sur certains bouillons, j'ajoute du mascarpone ou de la vache qui rit pour donner un côté crémeux à mon affaire. Pour d'autres je mets au moment de servir un pestou (basilic + huile d'olive + ail + pignons + parmesan). De l'eau et un bouillon kub. Je couvre et telle Nigella Lawson, dans ses émissions (c'est la bombe de la photo à gauche et OUI l'espoir faire vivre) je pars vaquer à mes occupations dans mon grand appartement. Un quart d'heure après, c'est prêt. Ca fait un repas.
Et vous c'est quoi vos obsessions culinaires cet hiver ? Je demande ça parce qu'en ce moment je suis un peu à court d'idées...
DQJM
28 novembre 2008
Ca sent le sapin !
Pffff dans un petit mois c'est déjà Noël... Je ne sais pas vous, mais moi l'approche des fêtes me déprime. Ca commence un mois avant avec le traditionnel on fait quoi c’ t’ année pour Noël ? suivi d’un Et pour le Jour de l’An t’as un plan ? L’un et l’autre n’étant pas lié car pour nous c’est toujours Noël en famille et Jour de l’An avec les potes. Quand un ou deux tamagotchis se pointent dans le couple, ça se complique encore un peu plus, les grands-parents respectifs voulant en croquer du Père Noël et voir leur progéniture au pied du sapin à 7h du mat en train de déballer les cadeaux. Moi j’ai toujours l’œil torve au réveil et je pourrais mordre celui qui essaye de me prendre en photo dans cet état là le 25 décembre !
Quand en plus les grands-parents n’ont rien trouvé de mieux à faire que de divorcer et de refaire leur vie, on se trouve confronté à une bonne horde de papis et mamies gagas qui sont prêts à tout pour être de la fête, voir même se déguiser en Père Noël ou en guirlande pour le sapin pour être avec leurs petit-tamagotchis à attendre l'arrivée de l'enfant Jésus. Cette année, grande première, nous avons résolu le problème, le lyonnais et moi on organise Noël chez nous dans notre maison de campagne dans le Perche. On a invité tous nos papis-mamies gateaux à participer à la fête, et ils ont tous répondus présents, elle est pas belle la vie ? Bien sûr reste à régler le problème du sapin, des cadeaux, du repas et c'est pas une mince affaire, l'emmelage a déjà commencé pour être honnête. Comme c'est le débat permanent avec nos seniors depuis 15 jours, on a réussi après conseil de famille et tergiversations à arrêter le repas du 24 au soir. Ca donne : apéro - huitres & apéroteries (à définir) / entrées : foie gras des Landes et/ou assiette de la mer (noix de st-jacques poélées, crevettes, bulots, tarama maison, saumon fumé) / plat : rosbeef en croute - pommes sautées & haricots verts à l'ail / salade / fromages / dessert glacé et gâteau de noix fait maison (une tuerie de ma belle-mère le gateau).
Renée, DQJM, Anaïk, Nath, Gourmeline, Didon et les autres… help toutes vos recettes sont les bienvenues parce que c’est pas le tout mais va falloir assurer côté ripaille le 25 décembre à midi aussi. Pour le 25 au soir, on a booké une soupe à l'oignon, un digedryl et hop au lit !
Hortense, bientôt GO
Edit : et vous vous faites quoi pour Noël ?
31 août 2008
Festin culinaire
J'ai fait quelques bonnes pioches culinaires dernièrement et je n'ai pas pris le temps d'en parler.
Tout d'abord, j'ai réussi un curry d'aubergines aux pommes de terre grenailles à se damner. Comment ? C'est facile, des oignons rissolés avec de l'ail, du gingembre, deux aubergines non pelées coupées en dés, du lait de coco, des tomates concassées, du curcuma, sel et poivre, du curry doux et des grenailles lancées en fin de cuisson pour un gros quart d'heure. C'était trop bon !
Le lendemain, à fond dans ma folie aubergine, j'ai préparé des lasagnes à trois couches : en bas : des rondelles d'aubergines, au milieu : des rondelles de courgettes et en haut des rondelles de tomates. Rien d'original mais souvent le plus simple est le meilleur. Mon secret pour les lasagnes ? Il ne faut pas lésigner sur le bouillon, ni en quantité, ni en qualité. Dans mon bouillon, je mets de la crème, des tonnes de condiments, des oignons, de l'ail, des tomates hachées, ou séchées, un peu des légumes prévus dans mes lasagnes mais hachés, un peu de sucre, du sel, du poivre et un bouillon cube. Le bouillon doit donc être relativement épais. Au niveau quantité, quand j'enfourne, il arrive tout en haut du plat. Evidemment, de la mégadose de fromage sur le dessus. En l'occurence, j'avais mis de la mozarella sur les rondelles de tomates qui ont cramoisi en cours de route. Miam.
Dernière réussite (c'est un festival en ce moment) : ce midi, j'ai testé en live une recette de mon magazine saveurs. Des feuilletés aux épinards, féta et aneth. Je n'aurais jamais pensé à mélanger aneth et épinards et c'est super bon. Wouala. Je pense décliner à nouveau ce mélange tout bientôt. J'ai en tête d'abandonner la pate feuilletée et de conserver la recette comme des épinards à la féta.
Comme je suis à fond, j'ai encore fauté chez l'agitateur de talent avant hier. Dans ma besace ? Le dernier livre de Pascale Weeks sur le slunch (beurk le mot mais miam les recettes), le "je veux du chocolat" de la diva Deseine (oui je sais, tout le monde l'a déjà mais moi j'étais scotchée au larousse du chocolat offert par Renée pour un de mes anniversaires) et un marabout chef sur les tapas, mezze et antipasti. Depuis, je lis et je me régale. Ah au fait, I love marabout, vous me sponsorisez quand vous voulez hein !
Bon App,
DQJM


