Blog_Stendhal_0609Ola, lecteurs en goguette. Je vous dois une explication. Réapparue comme par miracle avec mon lever matinal Bartabasien, je ne me suis pas excusée pour ces longues semaines de silence. C'est que, voyez-vous, votre Renée n'est pas invincible, (invisible je ne dis pas, mais invicible ça je vous confirme que non). J'ai fini l'année sur les rotules après avoir eu une fièvre de liberté au sortir du Prix de Elle. Parce qu'une année à rester cloîtrée chez moi, y'a un moment où j'ai pété les plombs quand la délivrance fut venue. Plus besoin de satisfaire Jacqueline tous les mois avec mes kilomètres de lectures et les rendus de mes proses de critique, mais qu'allais-je faire de tout ce temps à moi retrouvé? Qui a dit en buvant, garnements? Meuh non, cette solution bien que fort agréable n'en reste pas moins insatisfaisante. J'ai préféré me transformer en bobo-intello qui court les spectacles, les soirées, les restos, la capitale, les week-ends à la campagne et entonner une chansonnette sur ma liberté retrouvée. Après une petite cure de non-lecture, je me suis remise à lire de tout, au gré de mes envies et rien que de mes envies. Je me suis plongée dans la correspondance de Stendhal tout en dévorant également "La couleur pourpre" d'Alice Walker offert par Enna lors de notre rencontre en mai (merci Enna, la langue donne un vrai relief à l'histoire!), "Les piliers de la Terre" de Ken Follet et "L'élégance du hérisson" que je n'avais pas encore lu. J'ai butiné dans tous les sens à mon grand bonheur pendant tout le mois de juin.

Donc, j'avoue que pour le blog, j'ai un peu fait profil bas vis à vis de mes deux comparses qui avaient de l'inspiration pour trois heureusement (j'allais quand même vérifier de temps en temps s'il y avait bien de l'activité ici, je suis pas une chienne quand même, mais j'avoue avoir emprunté avec délectation le chemin du blog buissonnier quand j'ai vu tous les billets d'avance qu'Hortense et DQJM vous préparaient). Et puis les vacances sont arrivées, j'ai pu aller faire respirer mon corps et ma tête exténués au bord de la mer.

Y'a pas à dire, les vacances en été c'est vraiment indispensable pour regonfler ses batteries. On se permet de rêvasser, de ne pas compter le temps qui passe, de laisser son esprit divaguer tout en le laissant construire ses châteaux en Espagne. Ces moments sont indispensables pour faire renaître les envies et la curiosité. Et bien pour moi, ça y est, c'est reparti comme en 40. Mes vacances touchent bientôt à leur fin, je vais reprendre le chemin du boulot la semaine prochaine mais sans le stress de la rentrée puisque la grande majorité de mes collègues sont encore tous en train de buller quelque part dans le monde et je ne suis pas trop pressée qu'ils rentrent. J'ai des projets plein ma besace dont je ne manquerai pas de vous informer ou pas au fur et à mesure de la rentrée. Je vous laisse, il me reste encore quelques heures de liberté pour m'inscrire en septembre à un cours de cuisine indienne ou de pelote basque.

Renée-vasion

PS: pour les lecteurs égarés sur ce blog pour la première fois, je vous informe que ma comparse DQJM vous a mitonné un billet le 1er août qui dure tout le mois avec un lien spécialement choisi pour vous tous les jours. Alors, n'hésite pas lecteur et fonce ici pour aller voir ce que la journée te réserve !